Dans l'univers musical de Roxane Bruneau | 24 Heures MTL
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Dans l'univers musical de Roxane Bruneau

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Trois ans après avoir connu un grand succès avec son premier album Dysphorie, Roxane Bruneau récidive cette semaine avec le très attendu Acrophobie.

Entre les deux albums, elle n’a toutefois pas chômé. Loin de là. Toujours présente pour ses fans, elle leur a offert à maintes reprises des performances en ligne tout en revisitant ses chansons avec des arrangements différents. 

Cette année pandémique aura permis à la chanteuse de peaufiner ses nouvelles compositions. Avec des techniques d’enregistrement des plus originales (comme enregistrer les voix dans la douche!), elle a réuni les 14 nouvelles pièces constituant Acrophobie

Nous avons aussi voulu découvrir Roxane Bruneau, la mélomane. 

Avant même d’être connue comme chanteuse, tu étais très présente sur les médias sociaux. Selon toi, est-ce que c’est devenu indispensable pour les musiciens?

Avant, je t'aurais dit non. Mais là, on dirait qu’avec la pandémie je vois des gens en ce moment essayer de faire ce que je fais. C’est sans prétention ce que je dis. Je ne suis pas en train de dire que je suis meilleure qu'une autre. Mais y en a pour qui c’est nouveau et c’est difficile d’embarquer dans la vague. Je me compte chanceuse d’être dans la vague depuis un bout. Je me sentais imposteur d’arriver dans le milieu de la musique en venant du web et aujourd’hui je me dis que c’est tant mieux. 

Ta démarche était assez indépendante en partant(tu faisais tout par toi-même), est-ce que t’as été surprise de voir que les radios et les compagnies de disque embarquaient?

Vraiment. Mais c’est là où je pense que le public a parlé et que l'industrie a entendu. Je pense que ma première vague ça a pas été une grosse boîte, ça a pas été une grosse machine qui l'a amené. Ça a été une grosse vague d’amour. Quand il y a un intérêt, c’est là que les gens commencent à s’intéresser à toi. Je parle des radios justement. Pour vrai, aujourd’hui les radios je leur dois beaucoup parce que c’est eux qui m’ont ouvert la porte aux médias traditionnels. 

Est-ce qu’y a une prestation d’un chanteur ou d’une chanteuse qui a été un déclic et que tu t’es dit «C’est ça que je veux faire dans la vie?»

C’est les shows d’humour quand j’étais jeune. Je regardais Louis-José Houde, les galas Juste pour rire. Pis je me disais: «Wow! Yé tout seul avec son micro et il parle devant tout le monde. Pis moi chaque fois que je parle en classe ma prof me dit de me taire.» J'avais hâte de faire mes exposés oraux pour pouvoir parler sans que la prof me dise d’arrêter. C’est vraiment l’humour qui est venu me chercher en premier. 

Tu as écrit ta première chanson, Le Secret, à 12 ans. Qu’est-ce que t’écoutais à ce moment-là?

J’écoutais Les Cowboys Fringants à 12 ans. Je pense que c’est un des premiers CD que j'ai eu à Noël. J’écoutais ça en boucle. Je l’ai brûlé. Je suis allé voir les spectacles des Cowboys fringants, j’ai fait du body surfing. J’ai eu mes premières attaques de panique pendant les shows des Cowboys fringants. 

À part Le Secret, est-ce qu’il y a d’autres chansons écrites à cet âge-là qui t’ont suivie?

À part Le Secret, non. Tout le reste c’était pas bon. (Rires) 

Quel interprète que tu écoutes qui pourrait nous surprendre?

J’écoute beaucoup de rap. Donc, si tu ne connais pas le personnage de Roxane Bruneau et que t’écoutes juste ma musique, de savoir que, moi, j’écoute du Souldia, c’est du gros rap, tu fais «Ah ouin!?». On dirait que tu t’attends pas à ça. Mais moi je consomme beaucoup, beaucoup, de rap. 

Un album que tu écoutes d’un bout à l’autre sans skipper une chanson?

Passe! (Rires) Moi j’écoute pas des albums au complet... Je te télécharge des tounes! 

Ta chanson que t’as écrite le plus rapidement?

Notre belle démence. J’étais en gros «heartbreak». J’étais détruite. Je venais de me faire laisser. Je suis retournée vivre chez ma mère. J’avais pu rien. J’étais sur le coin de la table avec ma guitare. Pour vrai, j'ai aucun souvenir de l’avoir écrite, la chanson. J’avais tellement de peine, je voyais même plus clair. J’ai juste vomi sur ma page. Je l’ai enregistrée sur mon téléphone. Je l’ai envoyé à mon chum Yan. Je lui ai dit «Pis? Qu’est-ce tu penses de ça? » Il m’a répondu « Il a fallu que je m’arrête sur le bord de l’autoroute parce que je pleurais». C’est là que j’ai compris que ça pouvait être une bonne chanson. Moi j’ai juste pleuré sur une feuille. 

Ton année 2020 en une phrase?

Ahhhh... (Rires) Moi je suis en mission en 2020! 

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