Ubisoft victime de «swatting»? Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette pratique | 24 Heures MTL
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Ubisoft victime de «swatting»? Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette pratique

Image principale de l'article Fausse alerte chez Ubisoft: un cas de «swatting»?

Un canular, qui a fait craindre une prise d’otages dans un bâtiment abritant les locaux de l'entreprise Ubisoft à Montréal, a provoqué un important déploiement policier vendredi après-midi à Montréal. L’entreprise spécialisée dans les jeux vidéo pourrait avoir été victime de swatting.

 • À lire aussi: Opération policière majeure chez Ubisoft

Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette pratique  

Qu’est-ce que le swatting?

Le swatting est l’action de faire de faux signalements anonymes à la police afin qu’une équipe tactique, un SWAT team en anglais, se rende chez quelqu'un dans le but de l’effrayer ou de le contrarier, explique le Cambridge Dictionnary.  

Il s’agit d’une tactique de harcèlement de plus en plus populaire dans les milieux des joueurs en ligne, ou gameurs.

Les appelants font croire au 911 qu’une menace se prépare, comme une prise d’otages ou encore une tuerie. 

Une tactique populaire dans le monde du jeu vidéo 

Plusieurs incidents de ce genre sont survenus aux États-Unis, comme le rapportait le média en ligne Wired en 2019. Ces incidents visent particulièrement les plateformes de streaming, YouTube et le milieu des jeux vidéo.  

De graves conséquences

Les conséquences du swatting peuvent être graves. En 2017, aux États-Unis, un citoyen a été abattu «par erreur» par une équipe tactique à la suite d’un appel logé par un adepte du jeu Call of Duty qui disait vouloir «régler un différend» avec une autre personne.

Des célébrités comme Rihanna ont également été victimes de ce phénomène. 

Un phénomène bien présent au Canada

Lundi dernier, un incident de swatting se serait déroulé à la bibliothèque publique d’Ottawa, selon les informations de Global News. 

La bibliothèque avait d'abord indiqué, sur Twitter, être fermée en raison d'une situation d’urgence, puis avait annoncé sa réouverture le lendemain matin. C’est un peu plus tard que le Service de police d’Ottawa (SPO) a indiqué qu’elle investiguait sur un possible cas de swatting.

Toujours selon Global News, voici d'autres cas de swatting au pays:

En 2014, quatre adolescents canadiens ont été accusés à la suite d’une enquête canadienne et américaine portant sur des phénomènes de swatting. 

Au Québec, un adolescent de 15 ans originaire de Laval a été arrêté après avoir utilisé un téléphone ou un ordinateur pour cibler un centre commercial, deux maisons privées et une école. 

Un adolescent d’Ottawa âgé de 16 ans a, quant à lui, fait face à une soixantaine de chefs d'accusation en lien avec une dizaine d'incidents de swatting survenus en Amérique du Nord. 

Un adolescent de Milton en Ontario aurait lui aussi été accusé de méfait public pour avoir forcé l'évacuation de l’école secondaire catholique Jean Vanier, située à l’ouest de Toronto. 

Un garçon de 17 ans en banlieue de Vancouver a également plaidé coupable à des accusations d’extorsion, de méfait public et de violation d’engagement à la suite d’incidents de swatting qui se seraient déroulés en Floride entre septembre et novembre 2014. 

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