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Rassemblement pour dénoncer le racisme dans les écoles

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CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

Un rassemblement pour dénoncer le racisme à l’école s’est tenu samedi devant les bureaux du ministère de l’Éducation à Montréal. Une soixantaine de personnes était présente pour écouter des témoignages de personnes racisées. 

Wilner Cayo représente l’organisme Debout pour la dignité. Selon lui, le curriculum scolaire ne présente qu’une partie de l’histoire.

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«Toute l’histoire de l’esclavage ici au Canada, est-ce qu’on l’enseigne? Non. Est-ce que les gens savent que les Noirs ne sont pas forcément des nouveaux arrivants? Depuis quatre ou cinq siècles, il y avait des Noirs ici», a-t-il dit.

Né de l’initiative de Jean-Claude Aimé Komoyange, le rassemblement était une façon de témoigner des lacunes perçues du système scolaire.

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Jean-Claude Aimé Komoyange croit au pouvoir des enseignants et estime qu’ils doivent rester empathiques.

«C’est inacceptable d’avoir des enseignants racistes, a-t-il lancé. Les gens qui transmettent la parole dans l’éducation, ils ne devraient pas avoir à transmettre autre chose que le savoir.»

M. Cayo est père de famille et il se fait un devoir d’expliquer les non-dits à ses enfants.

«Ce qu’on vous apprend à l’école, ce n’est pas que cela. Mon enfant a fait son cégep au Collège Jean-de-Bréboeuf, mais comment se fait-il qu’il a peur de prendre ma voiture? Le racisme systémique, c’est quand quelqu’un est à la ligne de départ, un autre est 50 mètres devant. Alors ceux placés devant, ils ont une longueur d’avance», a-t-il dit.

«Nous, nous voulons avoir accès aux mêmes opportunités. Qu’on nous traite selon nos compétences, que nos CV ne soient pas écartés à cause de la consonance de notre nom. À peau claire, à peau foncée, nous voulons être tous traités sur un pied d’égalité. Nous ne sommes pas là pour nous entre-déchirer, mais pour mieux construire ensemble», a conclu Wilner Cayo.

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