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BIXI doit conquérir l’hiver !

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Joël Lemay / Agence QMI

Dimanche, les clochers de la métropole auraient dû résonner lugubrement, pour marquer le glas hivernal de BIXI, comme chaque année le 15 novembre. Pour tout Montréalais adepte de ces engins de plus en plus commodes et fiables, c’est un jour de deuil. 

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J’ai beau me creuser les méninges, impossible de me souvenir de la dernière fois où j’ai pris l’autobus ou le métro pour un trajet intra-urbain. Ça doit faire plus de six mois. J’ai loué des voitures de Communauto pour sortir de l’île à quelques reprises.

Sébastien St-Jean /Agence QMI

Une fois, j’ai pris le taxi, et je l’ai regretté. C’était pour un rendez-vous auquel je craignais d’arriver en retard. Tout compte fait, le trajet en BIXI bleu (à assistance électrique) aurait été aussi vite et m’aurait coûté quelque 20 $ de moins.

Amélioration constante

BIXI est la seule compagnie qui me plaît de plus en plus, et que je respecte de plus en plus, année après année, depuis une décennie. Son essor ne se dément pas.

L’été 2020 n’a sûrement pas été le plus florissant en raison de la relative paralysie engendrée par les mesures sanitaires, mais l’arrivée d’une flotte électrique assez nombreuse pour être facile à trouver vient de révolutionner le service... accessible désormais aux paresseux. Les paresseux n’ont pas encore compris que les BIXI bleus leur permettent maintenant de se déplacer sans essoufflement ou sudation, mais ça viendra... et c’est alors seulement que BIXI deviendra vraimentpopulaire !

Conquérir l’hiver

Je fantasme maintenant d’un BIXI qui triompherait de la saison du froid et de la neige. Si pour paraphraser Patrouille du cosmos, l’espace s’avère la dernière frontière de l’humanité exploratrice, pour le vélo-partage à Montréal, cette extrême limite à conquérir, c’est l’hiver...

Le BIXI électrique de seconde génération, dévoilé le 2 septembre 2020, permet une autonomie minimale de 70 km et une vitesse maximale de 32 km/h. Mille nouveaux vélos électriques s’ajouteront à la flotte de BIXI dès les prochaines semaines à Montréal. Photo prise le 2 septembre 2020. 
Béatrice Roy-Brunet/24 Heures /Agence QMI

B�atrice Roy-Brunet/24 Heures /Agence QMI

Le BIXI électrique de seconde génération, dévoilé le 2 septembre 2020, permet une autonomie minimale de 70 km et une vitesse maximale de 32 km/h. Mille nouveaux vélos électriques s’ajouteront à la flotte de BIXI dès les prochaines semaines à Montréal. Photo prise le 2 septembre 2020. Béatrice Roy-Brunet/24 Heures /Agence QMI

La pratique hivernale du BIXI sera toujours plus marginale qu’en été, c’est sûr. Mais jamais il n’y a eu autant de voies ouvertes pour circuler en ville pendant la saison froide que cette année. Il y a des pneus d’hiver pour les motocyclettes, avec lesquelles on peut rouler en respectant le Code de la route. Si ça se peut à moto, c’est possible à vélo. 

On pourrait réduire le nombre de BIXI disponibles et le nombre de places par station, de manière à correspondre à la demande réduite. Serait-ce rentable pour BIXI ? J’en doute fort, mais les retombées symboliques, dans l’esprit du public, seraient déterminantes. 

Si notre pays, c’est l’hiver, comme l’affirme la chanson de Vigneault, tout service de mobilité qui veut s’inscrire dans nos mœurs doit surmonter les aléas et les affres de la saison malcommode.

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