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Voici comment Québec compte atteindre la carboneutralité d'ici 2050

Le ministre de l'Environnement Benoit Charette et le premier ministre du Québec, François Legault.
Photo d'archives, AGENCE QMI

Le ministre de l'Environnement Benoit Charette et le premier ministre du Québec, François Legault.

Le gouvernement du Québec a annoncé lundi son Plan pour une économie verte 2030, ouvrant la voie à la carboneutralité de l’État en 2050, selon le premier ministre François Legault. Mais ça veut dire quoi, être carboneutre?

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Être carboneutre, c'est de compenser pour nos émissions de gaz à effet de serre (GES) émises dans l’atmosphère. On ne parle donc pas ici d’éliminer complètement la production de GES. 

L'une des méthodes pour atteindre la carboneutralité est la plantation d'arbres. Pourquoi? Parce que les arbres récupèrent le gaz carbonique dans l’air. 

Mais il n’y a pas que la plantation d’arbres pour y arriver. Pour amorcer son virage vers la carboneutralité, le gouvernement prévoit en effet investir 6,7 milliards $ au cours des cinq prochaines années, dont plus de la moitié ira pour l’électrification des transports. 

Charlotte R. Castilloux / Agence QMI

  

Voici donc trois points à retenir du Plan vert   

1. Électrification des transports

En 2017, le secteur des transports a représenté à lui seul 43,3 % des émissions de GES au Québec, ce qui est fait le plus important émetteur de la province. Le gouvernement prévoit une enveloppe de 3,6 milliards $ d’ici cinq ans pour verdir le transport. Québec a aussi l'intention d'interdire la vente de véhicules à essence d'ici 2035. 

Le programme Roulez vert, qui permet d'obtenir des crédits à l’achat ou à la location de véhicules électriques, sera également bonifié. 

Plusieurs millions seront investis dans l’électrification du transport en commun (les projets de tramways ou le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal, par exemple), du transport scolaire et du camionnage. 

2. Les entreprises

Avec 30,5 % des émissions en 2017, le secteur industriel est le deuxième plus gros émetteur de GES au Québec. Le gouvernement entend allonger 768 millions $ aux entreprises d’ici pour des projets de conversion et d’amélioration de l’efficacité énergétique. 

Le gouvernement mise également sur le marché du carbone, alors que certaines règles seront révisées afin de le rendre plus compétitif. 

3. Décarbonisation des bâtiments

Avec une somme de 571 millions $, Québec espère diminuer de 50 % par rapport à 1990 ses émissions de GES liées au chauffage des bâtiments. 

Québec souhaite notamment éliminer le chauffage au mazout au profit de l'électricité et de sources d'énergie renouvelable, en plus de favoriser une meilleure efficacité énergétique lors de la construction d’un édifice. 

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