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Les campements de sans-abri se multiplient partout dans le monde

Image principale de l'article Des campements de sans-abri partout dans le monde
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Des campements de sans-abri ont commencé à apparaître à Montréal, comme celui de la rue Notre-Dame qui a fait coulé beaucoup d'encre au cours des quatre derniers mois.

Alors que la pandémie a été difficile pour les itinérants, le campement improvisé du quartier Hochelaga-Maisonneuve regroupait près de 300 personnes le mois dernier. 

• À lire aussi: Malgré le froid, 300 personnes toujours au campement Notre-Dame

À l'approche de l'hiver, la Ville a transformé en refuge l'Hôtel Place Dupuis, près de la station de métro Berri-UQAM. Or, malgré cette solution de rechange, le campement Notre-Dame n'a toujours pas été démantelé. 

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Des tentes ont même fait leur apparition dans d'autres quartiers de la ville. 

Dimanche dernier, une quinzaine de personnes en situation d'itinérance se sont effectivement installées sur l'avenue du Parc, dans Le Plateau—Mont-Royal. 

Un autre campement de quelques tentes avait été observé à Montréal-Nord au début du mois d’octobre, mais les occupants ont depuis été relogés. 

• À lire aussi: Festin pour les sans-abri du Camping Notre-dame

Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale

Une telle situation est du «jamais vu» depuis la Seconde Guerre mondiale à Montréal, a déploré le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), en septembre dernier. 

Le nombre d’itinérants a par ailleurs doublé depuis le début de la crise sanitaire liée à la COVID-19, avait indiqué la mairesse Valérie Plante. 

Ailleurs au Québec

Montréal n’est pas la seule ville au Québec à voir apparaître ce type de campements improvisés. 

À Québec, où le phénomène d’itinérance est de plus en plus visible et où les refuges débordent, des campements illégaux dans les parcs et sur les berges de la rivière Saint-Charles ont fait leur apparition cet été, comme le mentionnait le Journal

À Gatineau, la pénurie de logements a également accentué les problèmes en matière d’itinérance. On comptait une quinzaine de tentes et d'abris autour du Centre Robert-Guertin à la fin du mois d’octobre, selon le Journal

Le même phénomène a été observé dans d'autres villes canadiennes, comme Vancouver. 

Des campements ailleurs dans le monde  

Oakland

AFP

 La Ville d’Oakland, en Californie, a récemment adopté une nouvelle politique qui détermine les endroits où peuvent s'installer les itinérants et les règles d'entretien des campements, explique le Mercury News.

Des zones à proximité des écoles, des maisons et des entreprises leur sont ainsi interdites. Cette décision viserait à limiter l'empiètement de ces campements sur les trottoirs, les parcs et les terrains vagues. 

Seulement à Oakland, les autorités ont recensé 142 campements regroupant des personnes en situation d’itinérance. 

Bogotá

AFP

Un campement de fortune a été temporairement érigé cet été à Bogotá, la capitale de la Colombie, alors que le pays était en confinement et que les frontières étaient fermées. 

Selon The Guardian, plus de 400 Vénézuéliens sans emploi n'ont eu d'autre choix que de camper à l’extérieur, dans l'attente de pouvoir retourner chez eux.  

Los Angeles

AFP

Un campement de fortune a été aperçu par l'AFP au mois de novembre dernier à Los Angeles, en Californie. Les tentes ont été installées le long d'un viaduc d'autoroute.

À Los Angeles, ce sont actuellement plus de 41 000 personnes qui vivent dans la rue, dans un refuge ou dans un véhicule. Il s'agit d'une augmentation de 16,1% par rapport à l'année dernière. 

San Francisco

AFP

Un premier campement temporaire a été ouvert par la Ville de San Francisco pour accueillir des sans-abri en mai dernier. L’augmentation de l’itinérance et la multiplication des tentes dans les rues durant la pandémie avaient soulevé l’indignation des citoyens, indique l’AFP. 

L’espace, qui est situé près de l’hôtel de ville, offre des emplacements pour les tentes qui respectent la distanciation sociale. Le campement comprend des toilettes et des installations pour se laver les mains et assure la sécurité des campeurs. 

Lyon

AFP

Ce campement a été observé par l’AFP au mois de mars dernier dans une rue de Lyon. Le pays était alors en confinement.

Selon des associations lyonnaises, ce serait environ 9000 personnes qui vivraient en situation d’itinérance dans cette ville du sud-est de la France, selon Franceinfo

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