Qualité de la langue française : «On ne peut pas devenir une police de la langue française», mentionne Valérie Plante. | 24 Heures MTL
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Qualité de la langue française : «On ne peut pas devenir une police de la langue française», mentionne Valérie Plante.

La mairesse de Montréal n’a pas l’intention pour le moment de créer un comité de la langue française afin d’assurer sa qualité dans la métropole. 

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«La Ville de Montréal ne peut pas elle seule trouver des solutions. On ne peut pas devenir une police de la langue française. Ça ne fait pas partie de notre responsabilité, mais on peut faire partie de la solution», a-t-elle soutenu lors de la période de questions du conseil municipal, lundi.

Mme Plante n’a pas répondu directement à une proposition citoyenne qui souhaitait la création d’un comité de la langue française pour la Ville de Montréal et qui «proposerait des mesures structurantes pour le français».

Dans son explication, la mairesse a notamment indiqué «les nombreuses coupures» qu’il y a eu dans les programmes pour apprendre le français dans le passé, particulièrement au niveau de l’intégration des nouveaux arrivants. Selon elles, ces coupes ont fait «beaucoup de dommage».

Elle a aussi affirmé avoir tendu la main à Québec et a stipulé que les questions en lien avec le sujet sont, de prime abord, de la juridiction du Québec. Elle demande donc au provincial de soutenir la métropole sur cet enjeu.

Montréal a tout de même un rôle à jouer, a-t-elle dit en citant le travail de Cathy Wong, membre du comité exécutif, qui est depuis juin «la première responsable politique dans l’histoire» de la Ville de Montréal à détenir comme dossier politique la valorisation de la langue française.

Vendredi, la mairesse de Montréal s’était dite «préoccupée» par le reportage de notre Bureau d’enquête sur la difficulté de se faire servir dans la langue de Molière au centre-ville de la métropole. Elle soulignait aussi que ce «n’était pas acceptable» et que «les clients doivent pouvoir être servis en français. Point à la ligne».

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