Un nouveau resto caribéen ouvre en pleine crise: «Si c’était à refaire, je ne changerais rien» | 24 Heures MTL
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Un nouveau resto caribéen ouvre en pleine crise: «Si c’était à refaire, je ne changerais rien»

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Darwin Doleyres

Passionné par les cultures caraïbéennes et haïtiennes, le chef Paul Toussaint a saisi une opportunité d’affaires qu’il ne pouvait refuser malgré la crise. Ainsi est né le restaurant pancaribéen Kamùy.  

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«Je ne pouvais pas leur dire que j’allais prendre la place au printemps prochain, elle aurait été à quelqu’un d’autre», lance sans détour Paul Toussaint. 

Il lance à la fin de l'été le restaurant Kamùy sur la place des Festivals, dans les anciens locaux de la Taverne T. 

Darwin Doleyres

Lieu prisé par les restaurateurs au cœur de l’action montréalaise, le resto qui emploie une cinquantaine d’employés a ouvert ses portes le 8 août dernier, à l’aube de la deuxième vague de COVID-19. La situation ne l’a pas freiné pour autant.  

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«On a eu un accueil incroyable. On s’attendait à un chiffre d’affaires plus bas. Les gens ont répondu à l’appel et ils nous ont félicités sur Google», se réjouit le chef qui s’est notamment fait connaître par son travail au Agrikol et au Toqué!. 

Darwin Doleyres

Ce dernier ne s’attendait pas à devoir fermer le restaurant passé l’ouverture... mais ce qui devait arriver arriva. 

«On a créé une offre à emporter et ça marche bien. On travaille à mieux structurer le système de livraison et on a eu des centaines de clients au week-end de l’Action de grâce, c’était sold out!», lance-t-il.  

Prêt aux risques        

Fort d’une expérience en gestion au Toqué!, Paul Toussaint se dit bien entouré et il a l’entrepreneuriat dans le sang.  

«J’ai pas peur de l’aventure. Je ne dirai jamais que j’ai pris une mauvaise décision. On a eu des bonnes critiques, on a vu aussi ce qu’on doit améliorer. Y’a aucun doute là-dessus. Si on me donnait la même opportunité demain, je ferais exactement la même chose», confie-t-il.  

Darwin Doleyres

Cette opportunité, c’était aussi donner un emploi à des jeunes qui n’avaient plus d’emploi depuis le début de la pandémie et qui ne souhaitaient pas vivre de la Prestation canadienne d’urgence. 

«Je voulais non seulement aider ma culture, mais aussi le système», ajoute le chef.  

Darwin Doleyres

Son bagage culturel, indissociable à sa profession, est un point d’ancrage à sa vision de l’entrepreneuriat et le pousse à constamment relever ses manches.  

«Je viens d’Haïti. C’est un pays très riche culturellement, mais c’est un pays en crise. Quand j’ai eu la chance de déménager ici en 2007, je me suis toujours donné le défi de dépasser mes limites. Aider ma communauté et ma culture est un grand projet pour moi. [... ] La vie est faite d’embûches et de problèmes. Quand une opportunité se présente, joue toutes tes cartes et ça va te sourire», conclut-il.  

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