En manque d'amour cet automne? Tout ce qu'il faut savoir sur la «cuffing season» | 24 Heures MTL
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En manque d'amour cet automne? Tout ce qu'il faut savoir sur la «cuffing season»

Image principale de l'article En manque d'amour? Vous n'êtes pas seul
Joël Lemay / Agence QMI

Avec l'automne coïncide la «cuffing season», cette période de l'année lors de laquelle les célibataires ont tendance à chercher plus intensivement un partenaire avec qui passer l'hiver, et qui peut se trouver exacerbée cette année par la solitude causée par la pandémie.

• À lire aussi: En pleine pandémie, comment s'en tirent les célibataires?

«Il y a un danger de prendre quelqu’un qui ne convient pas, avec qui on est pour remplir le vide cette période-là. Il y a un danger de ne pas faire un bon choix de partenaire », met en garde Marie-France Archibald, qui travaille comme coach amoureuse depuis 16 ans. 

Ce n'est pas pour rien que la «cuffing season» peut être perçue comme un phénomène à double tranchant : après tout, le terme fait référence au mot «handcuffs», qui signifie «menottes», en français.

 

Marie-France Archambald est coach amoureuse depuis 16 ans et propriétaire de Coach Amoureux Montréal, une entreprise offrant des conseils aux célibataires et aux couples basée à Ahuntsic-Cartierville

Courtoisie

Marie-France Archambald est coach amoureuse depuis 16 ans et propriétaire de Coach Amoureux Montréal, une entreprise offrant des conseils aux célibataires et aux couples basée à Ahuntsic-Cartierville

Dans le dictionnaire participatif Urban Dictionary, la toute première définition du terme, humoristique, est sans équivoque : la «cuffing season» est «la saison froide lors de laquelle tout le monde se met en couple, et se satisfait d'un nouveau partenaire bien en dessous de ses standards». 

Une autre, plus clémente, indique qu'il s'agit des mois où «les gens qui préféreraient normalement être célibataires ou aventureux se retrouvent avec le désir d'être dans une relation sérieuse», en raison du froid et des longues périodes de temps passé à l'intérieur. 

«La noirceur peut faire peur à des gens, il y a moins de lumière, les gens sont peut-être moins de bonheur et ont moins d’énergie en novembre. C’est une période moralement plus difficile, le besoin de se coller et d’être en contact est plus grand durant cette période-là», remarque Mme Archibald. 

Pandémie  

Évidemment, la pandémie et les diverses mesures de confinement peuvent amplifier le phénomène. Selon Mme Archibald, on ne peut pas enlever aux célibataires le désir de prendre de rencontrer un futur partenaire, même si le degré de risque auquel chacun est prêt à s'exposer varie. 

«Il y a des gens qui vont se rencontrer, mais dans un parc; ils ne vont pas aller chez l’un chez l’autre directement, et vont apprendre à connaître plus la personne, car c’est un peu plus risqué en ce moment d’embrasser quelqu’un», explique celle qui est propriétaire de l'entreprise Coach Amoureux Montréal.

Pour éviter de se jeter sur la première personne venue et rencontrer en sécurité malgré la fermeture de plusieurs lieux publics, Mme Archibald a quelques conseils :  

  • Écouter son intuition, ne pas forcer la relation si cela ne fonctionne pas ou si la personne devient trop insistante;    
  • Annoncer clairement et rapidement ses intentions ou ses objectifs;    
  • Ne pas écrire ou clavarder avec la personne trop longtemps avant de se parler de vive voix;     
  • Si l’on a peur de donner son numéro de téléphone et ses données personnelles, utiliser des applications offrant la possibilité de se parler par vidéo comme Hinge ou Zoom;     
  • Ne pas aborder de sujets polarisants lors de la première rencontre : laisser de côté la politique et les opinions sur la pandémie, et parler de sujets avec un terrain commun comme les voyages, les activités sportives ou les séries Netflix.        

Pour plus de conseils de Mme Archibald, on peut se rendre sur coach-amoureux.com.

Un couple partage un moment devant une murale de John Lennon à Prague en avril 2020, au début de la pandémie.

AFP

Un couple partage un moment devant une murale de John Lennon à Prague en avril 2020, au début de la pandémie.

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