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En pleine pandémie, comment s'en tirent les célibataires?

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AFP

Les Québécois ont réduit leurs contacts depuis mars à la demande de la santé publique. Les célibataires ont donc dû se trouver des façons originales pour continuer à rencontrer leurs prétendants.

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Trois d'entre eux ont accepté de nous partager leur point de vue sur la situation.

1) Clara Annie Tremblay Simard, 26 ans, célibataire depuis 4 ans

Clara Annie Tremblay Simard est célibataire depuis quatre ans. Mère de deux enfants, elle ne laisse pas la pandémie l'empêcher de faire des rencontres. 

«Avec la COVID-19, les personnes célibataires, on s’est tous sentis plus seuls que jamais», souligne-t-elle. 

La jeune femme a rencontré une quinzaine de personnes cet été, mais elle est toujours à la recherche de son «Saint-Graal».

«Puisqu’on est tous à la maison et que nos activités sont annulées, je pense que tout le monde est à la recherche d’un certain réconfort», explique celle qui s'est assurée de télécharger l’application Alerte COVID pour être avisée si une personne rencontrée est ensuite déclarée positive. 

 Préférant éviter les applications de rencontre, la pandémie amoindrit ses chances de rencontrer l'amour. Elle ne perd toutefois pas espoir. «Je me laisse porter au gré du vent, je n’ai pas de scénario précis, je suis ouverte d’esprit.»

2) Loïc Beaulieu, 22 ans, célibataire depuis 2 ans

Loïc Beaulieu, 22 ans, mise bien malgré lui sur les fréquentations virtuelles. Bien qu’il préférerait rencontrer en face à face, le résident des Laurentides préfère respecter les consignes de la santé publique.

«Avec la COVID, les zones rouges, les zones orange, c’est difficile de se rencontrer, surtout que c’est des gens à Laval ou à Montréal», ajoute celui qui préfère fréquenter des personnes à l’extérieur de sa région. 

En pleine «cuffing season», Loïc ne voit pas l’intérêt d’un amour qui durerait le temps d’un hiver, préférant plutôt s’engager «avec les sentiments» dans une relation complète basée sur la confiance et le respect mutuel.

«Autant être en couple c’est quelque chose qui m’intéresse, autant ne pas l’être ne me dérange pas. Que ce soit pour un hiver, ou pour une année, pour moi, ça revient pas mal au même», conclut-il.

3) François Pepin, 48 ans, célibataire depuis 4 mois

Célibataire depuis quatre mois après 11 ans de vie en couple, François Pepin se méfie des rencontres virtuelles et des applications de rencontre.

«Trouver l’amour, en pandémie, c’est un gros mot. Avec les sites de rencontre, tu trouves quelqu’un, après tu la rencontres, et ce n’est pas ça du tout. Les gens ne sont pas spontanés, ils sont superficiels», se désole-t-il.

Préférant le téléphone au clavardage, M. Pepin se dit «de la vieille école». 

Celui qui passe le plus clair de son temps avec son chien depuis fin juillet n'a rencontré qu'une seule personne depuis qu'il n'est plus en couple, dans un parc au bord de l’eau. Malheureusement pour lui, ce n'était pas la bonne. 

«Si les bars rouvraient, ce serait différent. Tu vas dans les bars, tu vois la personne, tu lui parles face à face, tu vois que ça clique. Mais au bout d’un écran, c’est difficile à dire si la personne est vraiment intéressante pour vrai.»

Bien qu’il ne dirait pas non à une amourette d'hiver, c’est un amour sincère que M. Pepin espère trouver. 

«Si je peux rencontrer une femme, je serais content parce que les fêtes s’en viennent et c’est la période nostalgique, mais je ne forcerai pas et je n’irai pas avec n’importe qui pour satisfaire mon besoin», avance-t-il. 

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