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Noemiah crée des robes de fées à porter tous les jours

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Joël Lemay / Agence QMI

C’est depuis son lumineux appartement de Maisonneuve que Noémie Vaillancourt pique son aiguille dans ses mètres d’organza ou de soie. Plus qu’une griffe, la marque Noemiah tient davantage de l’art que du simple vêtement.

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Cette semaine, l’une de ses pièces (une cravate festonnée d’oiseaux dorés) ornait les pages du magazine «Vogue» de Thaïlande. Début novembre, c’est le magazine australien «Frankie» qui lui consacrait un article. Portée partout dans le monde, Noémie Vaillancourt alias Noemiah vend ses pièces de New York à Abu Dhabi. 

Ses robes plus amples et longues font des adeptes chez les dames qui choisissent d’adopter la modestie vestimentaire pour des raisons religieuses. En même temps, ses coupes intemporelles charment tout autant les artistes de chez nous qui voient dans ses silhouettes graciles l’extension de leur personnalité. Stéphanie Boulay, Juliette Gosselin, Maude Audet et Edith Cochrane, parmi tant d’autres, l’ont portée. 

«Je ne suis pas tellement les saisons. Cette pression-là me bloque, me paralyse complètement. Je prends mon temps avant de sortir quelque chose et jusqu’à ce que je sois convaincue», dit-elle encore. 

«Je ne fonctionne pas par dessins, précise-t-elle. Je ne suis pas allée à une école de mode, mais j’ai appris à coudre. [...] Dans mon cahier, c’est juste des lignes, beaucoup de mots aussi. Ce qui m’aide le plus, c’est d’écrire.» 

Noemiah nous accueille dans son atelier du quartier Maisonneuve à Montréal.

Joël Lemay / Agence QMI

Noemiah nous accueille dans son atelier du quartier Maisonneuve à Montréal.

Diplômée en littérature, Noémie Vaillancourt tire tout naturellement son inspiration des phrases d’autrui, de ses lectures du moment. À cet égard, le livre «Les villes de papier» de Dominique Fortier s’est imposé comme une bougie d’allumage. 

Ce roman québécois paru chez Alto et toujours en lice pour le Prix Renaudot s’impose comme un hommage à Emilie Dicksinson, une poète américaine de légende. 

«Elle a fait un herbier quand elle était enfant, tu peux le voir sur le site de l’Université de Harvard, ça s’est tellement bien conservé...» 

«En voyant ça, j’ai écrit à l’illustratrice Paule T.B. pour lui proposer de faire un imprimé à partir de ça», souligne-t-elle. 

Unies à plusieurs artistes visuelles dont Estée Preda, Noémie Vaillancourt s’affaire ensuite de transposer leurs dessins en broderies. De mignons cols en découlent cette collection-ci, un accessoire qui se transpose de blouse en pull. 

Délicates à souhait, toutes les pièces ne passent qu’entre les mains d’une aide-couturière, d’un brodeur et de la designer elle-même. Une chaîne à échelle humaine qui tranche avec le «fast-fashion», les vêtements jetables achetés à peu de frais chez Zara ou H&M. 

Noemiah participe actuellement au SOUK, ce marché de Noël qui avait habituellement cours à la SAT, mais qui est relocalisé cette année à la Place Ville Marie. Une occasion pour se mettre au parfum, pour découvrir sa plus récente série d’œuvres à porter. 

Jusqu’au 17 décembre au 1 Place Ville Marie #2030 ou en ligne via soukmtl.com

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