Kim Gingras en a assez des commentaires sur le poids et l'apparence physique | 24 Heures MTL
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Kim Gingras en a assez des commentaires sur le poids et l'apparence physique

Image principale de l'article Des commentaires aux conséquences lourdes
Dario Ayala / Agence QMI

Les commentaires sur le poids ou l'apparence physique peuvent avoir de graves conséquences sur l'estime de soi et la santé mentale, surtout qu'un adolescent sur deux au Québec n’est pas satisfait de son apparence physique.

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C'est d'autant plus vrai pour les jeunes athlètes qui, peu importe leur niveau ou leur âge, se font constamment juger sur leur corps. Les commentaires sur l'apparence peuvent même pousser certains jeunes à ne plus pratiquer un sport ou une activité physique. 

La danseuse professionnelle Kim Gingras en sait quelque chose. Dans son métier, les jugements sur l'apparence physique sont devenus la norme. 

«Quand on me voit entrer sur scène ou en audition, on analyse d’abord mon apparence. Je sais donc exactement c’est quoi de se remettre en question en raison d’un seul commentaire», souligne la danseuse qui agit comme ambassadrice de la semaine Le poids ? Sans commentaire! de l'organisme ÉquiLibre. 

Le poids et l'apparence physique sont d'ailleurs des sujets qui reviennent souvent dans les conversations des jeunes danseuses et danseurs à qui elle offre du mentorat. 

Les commentaires sur le corps, qu'ils soient positifs ou négatifs, peuvent avoir de graves conséquences sur l’estime de soi, la confiance ou encore le plaisir de bouger, prévient pour sa part l'ex-nageuse et nutritionniste Karah Stanworth-Belleville. 

« On veut vraiment miser sur ce que le corps permet de faire, pas de ce qu’il a l’air», insiste celle qui est cheffe de projet chez ÉquiLibre. 

L'ex-nageuse Karah Stanworth-Belleville, maintenant nutritionniste et cheffe de projet chez ÉquiLibre.

Photo courtoisie, ÉquiLibre

L'ex-nageuse Karah Stanworth-Belleville, maintenant nutritionniste et cheffe de projet chez ÉquiLibre.

Quelques conseils pour changer les perceptions  

Se respecter soi-même

«On peut vraiment être notre pire ennemi», insiste Kim Gingras. Les commentaires qu'on porte sur notre corps ou notre apparence physique sont souvent aussi dommageables que ceux des autres. «Ça commence vraiment avec nous-même. Comment je peux me complimenter chaque jour, me donner de l’amour ou changer un peu mon vocabulaire?»

Miser sur ce qu’on est capable de faire

Les jeunes ou les moins jeunes doivent croire en leurs moyens et ignorer les commentaires que les autres peuvent porter sur eux pour être heureux dans la pratique d’une activité physique, croient Kim Gingras et Karah Stanworth-Belleville. 

Celle qui a déjà travaillé avec des vedettes internationales comme Beyoncé avait elle-même tendance à douter de ses capacités, à se dire qu'elle n'avait pas le corps pour danser. «C’est quelque chose sur lequel j’ai vraiment travaillé, explique-t-elle. Il n’y a personne de parfait et, à la place, je vais miser sur ce que je suis capable de faire.» 

Attention à nos commentaires

Nos commentaires, même ceux qui se veulent positifs, peuvent affecter notre entourage et il faut en être conscient. Lorsqu'elle travaille avec des jeunes danseuses ou danseurs, Kim Gingras fait maintenant plus attention aux mots qu'elle utilise. Plutôt qu'un commentaire comme «t'es belle» ou «t'es beau», elle privilégie des remarques plus spécifiques sur leur travail. 


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