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Démystifier la maladie mentale

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Courtoisie / Alexandre Champagne

La série «Vivre en funambule», disponible depuis le 25 novembre, cherche à présenter les réalités souvent complexes et vastes des différents troubles associés à la maladie mentale.

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Les six épisodes de cette série animée par Florence K ne sauraient mieux tomber. Alors que le confinement provoqué par les mesures sanitaires tend à exacerber les sentiments de détresse et d’angoisse chez une proportion toujours grandissante de la population, la pertinence d’explorer les diverses formes que peuvent prendre les troubles liés à la maladie mentale devenait manifeste. 

«C’est tellement dur en ce moment pour les gens, soulève d’abord l’animatrice, qui poursuit actuellement des études universitaires en psychologie à l’Université de Montréal. Les services de santé mentale et les lignes téléphoniques sont débordés, et en plus, c’est encore plus dur d’avoir accès à l’urgence, d’aller en clinique.» 

«Une série comme ça, ce n’est pas une psychothérapie, mais ce que ça peut faire premièrement, c’est envoyer un message d’espoir, poursuit-elle. Parce que chaque personne qui raconte son histoire dans chacun des épisodes est encore là, a développé des outils et regarde vers l’avant. Un trouble de santé mentale, ce n’est pas une condamnation.» 

Le stress post-traumatique, le trouble obsessionnel compulsif (TOC), la personnalité antisociale, les troubles des conduites alimentaires (TCA), les troubles d’usage de substances (dépendance) et le deuil complexe sont ainsi démystifiés et vulgarisés par l’entremise de rencontres avec quelques spécialistes et des témoignages de ceux et celles qui auront vécu ces difficultés de près. Les six épisodes sont d’une durée d’environ trente minutes chacun.  

«Ça peut ouvrir des portes, soutient Florence K. Peut-être que certaines personnes vont voir ça, vont se reconnaître dans certains personnages et vont se dire : “Ok, je ne suis pas seul au monde, je ne suis peut-être pas fou et il y a peut-être des solutions”.» 

Funambule 

Ayant souffert elle-même de dépression et de bipolarité, l’animatrice se trouve bien placée pour naviguer à travers ces nombreux et complexes troubles qui minent l’existence de ceux et celles qui les traversent. Elle sait en quoi l’expression «Vivre en funambule», qui sert de titre à la production, est ici toute désignée.  

«Je trouve que ça fonctionne très bien, indique sans ambages Florence K. Avant de recevoir les soins et d’apprendre à développer des outils d’autogestion, on est comme un funambule quand on souffre d’un trouble de santé mentale, que ce soit épisodique ou chronique. On ne sait jamais quel élément va faire en sorte que ça va complètement débalancer, et on a toujours peur de la rechute. C’est une vie en funambule.» 

La série «Vivre en funambule» est disponible depuis le 25 novembre sur les ondes de Savoir média et en ligne au savoir.media.

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