Un vaccin disponible avant la fin 2020 au Canada: qu'en est-il ailleurs dans le monde | 24 heures
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Un vaccin disponible avant la fin 2020 au Canada: qu'en est-il ailleurs dans le monde

Image principale de l'article Quels pays dans le monde vaccineront les premiers?
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Dans les premiers mois de 2021: c’est sans plus de précisions que Justin Trudeau a annoncé le 24 novembre que le Canada ne sera pas parmi les premiers pays à recevoir des vaccins contre la COVID-19.

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Mais voilà que Justin Trudeau a annoncé le 7 décembre que le pays recevra jusqu'à 249 000 doses du vaccin de Pfizer dès ce mois-ci et les premières livraisons pourraient survenir aussitôt que la semaine suivante.

Le premier ministre a mentinné que la campagne de vaccination pourrait alors débuter plus tôt. Il a précisé cependant que l’approbation de Santé Canada devra d’abord survenir. 

Plus tôt en novembre, M. Trudeau avait justifié le délai de livraison par le fait que le Canada n’a pas la capacité domestique de produire massivement des vaccins depuis des décennies.

« D’autres pays qui en ont, comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne [...] vont évidemment prioriser l’accès à leurs vaccins à leurs citoyens d’abord », a-t-il fait valoir en conférence de presse.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, devant sa résidence de Rideau Cottage.

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, devant sa résidence de Rideau Cottage.

Au Québec, le gouvernement Legault a confié au sous-ministre adjoint à la Santé Jérôme Gagnon la tâche de coordonner la campagne de vaccination.

Sans surprise, les premières personnes à recevoir le vaccin seront les résidents des CHSLD, les travailleurs de la santé puis les personnes âgées.

Mais justement, qu’en est-il de la situation dans les pays ailleurs dans le monde ? Quels sont les plans de vaccination et quand ceux-ci seront-ils mis en application ? Voici un rapide tour d’horizon.

États-Unis  

Chez nos voisins du Sud, alors que les taux de contaminations continuent de progresser, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre. 

Des responsables américains ont assuré le 24 novembre que l’immense logistique nécessaire à la distribution de millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech est prête. 6,4 millions de doses devraient être distribuées dès que l’Agence des médicaments (FDA) donnera son feu vert, ce qui pourrait arriver dans moins de trois semaines.

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Le gouvernement fédéral prévoit de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis entre 25 à 30 millions par mois.

Royaume-Uni  

Le 2 décembre, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à approuver l'utilisation massive du vaccin de Pfizer/BioNTech contre la COVID-19.

Le gouvernement britannique a annoncé que le vaccin, qui répond à des « normes strictes de sécurité, de qualité et d'efficacité », serait disponible à partir de la semaine du 7 décembre dans le pays le plus endeuillé d'Europe, avec plus de 59 000 morts.

Le premier ministre britannique Boris Johnson.

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Le premier ministre britannique Boris Johnson.

C'est une nouvelle « fantastique », a tweeté le premier ministre Boris Johnson. « C'est la protection des vaccins qui nous permettra à terme de reprendre nos vies et de redémarrer l'économie ».

Destinée en priorité aux personnes les plus âgées et aux soignants, la vaccination ne sera pas obligatoire. Environ 40 millions de doses ont été commandé pour 2020 et 2021.

Allemagne  

L’Allemagne sera un des premiers de l'Union européenne à lancer une campagne de vaccination. Cette dernière pourrait commencer aussitôt l'autorisation de l’Agence européenne du médicament reçue. Les autorités allemandes espèrent recevoir le feu vert pour la mi-décembre. 

Rappelons que BioNTech, qui a collaboré au développement d’un vaccin avec le groupe pharmaceutique américain Pfizer, est une compagnie allemande.  

France  

Les premières doses de vaccin en France devraient être proposées aux « plus fragiles », sans être obligatoires, dès la fin décembre ou le début janvier, a indiqué en fin novembre Emmanuel Macron.

Le président français Emmanuel Macron.

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Le président français Emmanuel Macron.

Le président français a souligné que les premiers « pourraient être administrés dès la validation des autorités sanitaires compétentes » et que suivrait « une campagne de vaccination massive ».

Le 1er décembre, M. Macron a mentionné envisager une campagne de vaccination destinée au grand public « entre avril et juin », toujours sans être obligatoire.

Espagne  

L’Espagne a annoncé qu’elle entamerait en janvier une campagne de vaccination, donnant la priorité aux personnes âgées vivant dans les maisons de retraite, qui ont été très touchées par la pandémie, ainsi qu'au personnel de ces résidences.

Le pays disposera de suffisamment de doses en 2021 pour vacciner l’ensemble de ses 47 millions d’habitants, a affirmé mardi le ministre de la Santé espagnol.

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Italie  

En Italie, où la pandémie a fait plus de 48 000 morts, il a été annoncé samedi qu’une « campagne de vaccination sans précédent » débutera à la fin du mois de janvier, en commençant par les catégories de la population les plus exposées au virus. 

Autriche  

L'Autriche, qui est actuellement confinée, entamera en janvier une campagne de vaccination en commençant par le personnel de maisons de retraite et les pensionnaires de plus de 65 ans, les personnes à risque et les professionnels de santé.

Le reste de la population pourra se faire vacciner à partir du deuxième trimestre de 2021, selon le gouvernement.

Russie  

Situation particulière du côté de la Russie, où les militaires ont déjà commencé à être vacciner, a annoncé fin novembre le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Au total, plus de 400 000 soldats doivent recevoir le vaccin Spoutnik V dans le cadre de cette campagne ordonnée par le président Vladimir Poutine.

Le 2 décembre, M. Poutine a demandé aux autorités sanitaires de commencer dès la fin de la semaine prochaine les vaccinations « à grande échelle » contre le coronavirus. Pas obligatoire, le vaccin russe sera offert gratuitement à la population.

Le Spoutnik V est actuellement dans la troisième et dernière phase d'essais cliniques auprès de 40 000 volontaires.

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Japon  

Le Japon fournira gratuitement des vaccins contre le coronavirus aux 126 millions d'habitants du pays, en vertu d'un projet de loi adopté début décembre, au moment où les taux d'infections sont en constante hausse sur l'archipel.

Pour le moment, aucune date n'a été avancée pour débuter une campagne de vaccination. Le gouvernement japonais a précommandé des vaccins pour 60 millions de personnes auprès de Pfizer et pour 25 millions de personnes supplémentaires auprès de Moderna. Il a également confirmé qu'il recevrait 120 millions de doses du vaccin d'AstraZeneca.

Australie  

Alors qu’une campagne de vaccination devrait débuter autour du mois mars sur le pays-continent, l'Australie s'apprête à imposer des conditions d'entrée plus strictes aux voyageurs internationaux. 

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Le PDG de la compagnie aérienne australienne Qantas, Alan Joyce, va rendre la vaccination contre la COVID-19 obligatoire pour tous les passagers de ses vols internationaux. 

Le ministre de la Santé australien Greg Hunt a déclaré mardi que l’Australie, qui a fermé ses frontières en mars dernier, exigerait probablement des personnes souhaitant entrer sur son territoire qu’elles aient au préalable été vaccinées.

Inde  

Le ministre indien de la Santé, Harsh Vardhan, avait assuré la semaine dernière à India Today TV qu’il s’attendait à ce qu’entre 250 et 300 millions d’Indiens soient vaccinés d’ici septembre prochain.

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L’Inde aura la priorité pour la distribution du futur vaccin développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford, a assuré le plus grand fabricant mondial de vaccins en volume, le Serum Institute of India (SII). 

Les professionnels de la santé et les travailleurs de première ligne, comme les policiers, seront les premiers à se faire vacciner, tout comme les personnes âgées de plus de 65 ans.

Brésil  

Infecté par le virus au mois de juillet, Jair Bolsonaro continue de faire jaser. Le président brésilien a affirmé qu'il ne se fera pas vacciner contre la COVID-19 mais que le gouvernement organiserait « immédiatement » la distribution d'un vaccin approuvé par les régulateurs.

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro.

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Le président du Brésil, Jair Bolsonaro.

« Je vous le dis, je ne le prendrai pas (le vaccin) », dit-il dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 26 novembre. « C'est mon droit ».

Une fois un traitement approuvé par les autorités sanitaire brésiliennes, le gouvernement va procéder à son achat et sa distribution à ceux qui le veulent, ajoute Bolsonaro. Mais il s'est dit "certain" que le Parlement ne rendrait pas la vaccination obligatoire.

Pérou  

Le président péruvien Francisco Sagasti a dit à la télévision qu'il comptait lancer le processus de vaccination à grande échelle « entre mars et avril ».

Avec huit mois à faire à son mandat présidentiel (qui se termine le 28 juillet 2021), M. Sagasti affirme que le vaccin sera sa priorité.

Le Pérou négocie présentement avec des laboratoires pharmaceutiques étrangers pour vacciner 24,5 millions d'adultes avant le 11 avril 2021, avait dit fin novembre la ministre de la Santé, Pilar Mazzetti.

Argentine  

Le gouvernement argentin est en pourparlers avec Pfizer, AstraZeneca et Oxford pour acquérir des vaccins qui seront disponibles d'ici mars, a indiqué le président Alberto Fernandez.

Le président argentin Alberto Fernandez.

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Le président argentin Alberto Fernandez.

« Et nous travaillons à plein régime avec la Fédération de Russie, pour essayer d'avoir le vaccin Spoutnik de façon à ce qu'en janvier et février, nous puissions vacciner environ 10 millions d'Argentins », a-t-il affirmé.

Les autorités espèrent vacciner entre 4,5 et 5 millions de personnes par mois. Le vaccin sera « gratuit et non obligatoire », assure M. Fernandez. L'Argentine compte quelque 44,5 millions d'habitants.

– Avec les informations de l’AFP

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