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Comment utiliser Instagram comme C.V.

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Isabelle Allain @izzipoopi / Samuel Larouche @larouche.creation / Eliane Lagrange @elianelagrange

Berceau des influenceurs, voilà que des jeunes utilisent maintenant Instagram pour se propulser vers leur métier de rêve. Faisant office de C.V., les fils de photos se livrent une compétition pour tirer profit d’une visibilité payante.

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«Pour moi, c’est le complément parfait de mon C.V., ça me permet de véhiculer ma passion et de démontrer les efforts que j’y investis», raconte Isabelle Allain, mieux connue sous le pseudo izzipoopi et suivie par près de 8 000 personnes sur Instagram. 

Une image vaut mille mots   

Celle qui se spécialise en mode et en direction artistique ne sous-estime pas la valeur d’une bonne photo : « tu ne peux pas simplement dire que t’es bonne et intéressée sans le démontrer avec des exemples concrets, et ce peu importe ton domaine. » 

Un conseil somme toute éprouvé par celle qui s’est vu offrir des opportunités professionnelles : «même si je n’avais pas le background recherché on m’a dit que j’avais l’œil.» 

De son côté, la makeup artist Éliane Lagrange se tourne vers Instagram pour se fidéliser une communauté qui lui permettra un jour de lancer sa propre compagnie. «C’est comme mon C.V. dans un sens et si j’ai à engager quelqu’un, je préfère quelqu’un dont je peux voir le travail. [...] Son portfolio te prouve ses efforts», explique-t-elle. 

Sacrifice et rigueur  

Évidemment, étaler son savoir professionnel sur la place publique est en soi un acte risqué. Ce pari peut cependant rapporter gros si on obtient une rétroaction positive de nos abonnés. 

Pour s’investir pleinement dans sa création de contenu, Éliane s’engage à ne pas trop travailler à son autre emploi. «Pour te démarquer, il faut constamment avoir un contenu de qualité et ça demande un certain investissement de temps et d’argent. Si j’ai l’impression qu’une photo serait plus belle avec une fleur ou avec des fraises, je pars acheter une fleur et des fraises.» 

La charge mentale a également sa part de responsabilité. Pour se démarquer, il faut être constant et générer des réactions. « Il faut aussi toujours s’adapter aux algorithmes, explique Éliane. On y pense un peu toujours. »

La communauté comme valeur ajoutée  

Pour Samuel Larouche, qui a lancé son portfolio de création publicitaire sur Instagram dans les derniers mois, la plateforme lui permet d’obtenir une rétroaction qu’il n’obtient pas ailleurs : «je demande directement aux gens des mandats, je m’impose des échéances et j’essaye d’interagir le plus possible avec ma communauté. Évidemment cela augmente ma visibilité.»

Samuel a redirigé son portfolio sur Instagram pour joindre sporadiquement les gens du milieu avec qui il est connecté. «Je mets mes créations en Story pour que les gens voient que je continue de travailler. Je n’ai pas besoin d’attendre qu’eux viennent visiter mon portfolio.»

«Contrairement à n’importe quel site Web, Instagram me permet d’être non seulement connecté avec une compagnie, mais aussi avec les gens qui y travaillent», explique Isabelle qui valorise l’aspect sans-frontière de la plateforme.

«J’ai des amies qui font un peu la même chose que moi partout à travers le monde et on s’entre-aide beaucoup. Ça m’a permis de connecter entre autres avec des compagnies à Londres et à Copenhague», raconte celle qui attend impatiemment la réouverture des frontières. 

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