Emplois perdus au Québec cette année: les jeunes de 15 à 24 ans frappés de plein fouet | 24 Heures MTL
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Emplois perdus au Québec cette année: les jeunes de 15 à 24 ans frappés de plein fouet

Image principale de l'article La moitié des emplois perdus par les jeunes
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La moitié de tous les emplois perdus au Québec au cours de la dernière année a été recensée auprès des 15-24 ans, un groupe représentant pourtant 13,2 % de la population active. 

Dans une étude rendue publique jeudi, l’Institut du Québec (IDQ) nous apprend que 25 000 jeunes ont quitté le marché du travail au cours de la dernière année.

C’est donc dire que les jeunes sont les principales victimes de la crise sanitaire au chapitre de l’emploi, eux qui œuvrent principalement dans des industries happées de plein fouet par la COVID-19, comme la restauration et l’hébergement.

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«Alors qu’avant la pandémie les jeunes de 15 à 24 ans étaient plus que jamais sollicités par les employeurs pour intégrer le marché du travail, ce groupe d’âge s’avère actuellement le plus durement touché par la crise», a dit Mia Homsy, présidente-directrice générale de l’Institut du Québec (IDQ).

Ainsi, selon les chiffres de l’IDQ, 53,6 % des emplois perdus entre octobre 2019 et octobre dernier étaient occupés par des jeunes de 15 à 24 ans. Ce sont 57 400 des 107 100 pertes d’emplois qui ont été comptabilisées chez cette tranche de la population active.

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«Préoccupante, cette situation – et les écarts constatés avec les autres groupes d’âge – s’avère toutefois similaire en Ontario», a précisé Mme Homsy.

Le taux d’activité de la relève a reculé de 2,4 % d’octobre 2019 à octobre 2020, soit de 72 % à 69,6 %, selon l’IDQ. Pour illustrer les impacts subis par les jeunes, le taux d’activité des 25-54 est de son côté demeuré inchangé à 89 % durant l’année analysée.

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Selon l’IDQ, le virus aura au moins incité plus de jeunes à demeurer sur les bancs d’école.

«Avant la crise, les besoins en emploi étaient si criants dans plusieurs secteurs d’activité que cela incitait bon nombre de jeunes à ne pas terminer leurs études. Si cette crise peut favoriser la poursuite ou le prolongement d’études pour des milliers de jeunes, elle aura au moins engendré des répercussions bénéfiques en leur assurant davantage de résilience face à d’éventuels bouleversements du marché du travail», a indiqué Mme Homsy.

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