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Une nouvelle librairie dans la Petite-Italie

Mélanie Guillemette prévoit ouvrir la librairie «n’était-ce pas l’été» dans la Petite-Italie au courant du mois de mars, à Montréal.
GABRIEL BEAUCHEMIN/24 HEURES/AGENCE QMI

Mélanie Guillemette prévoit ouvrir la librairie «n’était-ce pas l’été» dans la Petite-Italie au courant du mois de mars, à Montréal.

La nouvelle librairie «n’était-ce pas l’été» devrait ouvrir ses portes dans la Petite-Italie, sur le boulevard Saint-Laurent, au courant du mois de mars.

Alors que les longs mois de confinement provoqués par la pandémie de la COVID-19 ont été dévastateurs pour de nombreux commerces et restaurants, certains entrepreneurs et entrepreneuses persistent tout de même, malgré le contexte difficile, dans leur détermination de voir advenir un projet qu’ils et elles chérissent parfois depuis longtemps.

C’est le cas notamment de Mélanie Guillemette, une jeune femme de 27 ans passionnée de littérature, qui souhaite ouvrir une nouvelle librairie sur l’île de Montréal depuis quelques années. Avec maintenant un local dans l'arrondissement de Rosemont—La Petite-Patrie et une ambitieuse campagne de sociofinancement réussie, elle devrait voir son rêve se réaliser au courant des prochains mois, et ce, malgré les contraintes sanitaires.

D’autant plus qu’il y aurait de la place et de l’appétit pour ce genre d’établissement dans le quartier, selon la future libraire.

«Je dirais que c’est une question de secteur, explique Mélanie Guillemette. Sur le Plateau-Mont-Royal, sur l’avenue du Mont-Royal, il y a beaucoup de librairies, il y a en a deux qui ont fermé dans les dernières années, donc j’ai l’impression que là c’est un petit peu surchargé, mais il y a d’autres endroits dans la ville de Montréal où ça reste possible, où je trouvais qu’il y avait encore de la place.»

«J’ai fait des sondages aussi sur Facebook pour voir si les résidents du quartier seraient joyeux à l’idée qu’il y ait une librairie et en général, la réponse était vraiment positive, poursuit-elle. Ça m’a vraiment encouragée à chercher dans ce secteur-ci. Et personnellement, je travaille en ce moment dans Villeray, et j’aime beaucoup ce quartier-là, j’ai développé un attachement personnel. La Petite-Italie, ça me semblait être un vraiment bon compromis.»

Nostalgie

Et que pourra-t-on y retrouver ?

«Des livres en français principalement, des romans, de l’essai, de la poésie, des livres jeunesse et des romans graphiques, détaille Mélanie Guillemette. J’aimerais ça une librairie qui est vraiment axée sur la littérature. Donc je ne pense pas qu’on va retrouver beaucoup de livres de cuisine par exemple, ou des livres de développement personnel.»

Lorsque les directives de la santé publique le permettront, la future libraire prévoit également y organiser des événements culturels, comme par exemple des lectures publiques ou des spectacles de musique, en s’associant avec l’OBNL «les petites productions». Elle pourra occuper son local et le mettre à son goût dès le mois de février prochain pour une ouverture officielle au mois de mars. «Le plus tôt possible», précise-t-elle avec enthousiasme.

Le nom du futur établissement, qui sera situé tout près du parc de la Petite-Italie, renvoie d’ailleurs à l’amour que porte son instigatrice pour la poésie.

«Quand je faisais mon plan d’affaires, il fallait que je trouve le nom de l’entreprise et j’ai cherché pendant vraiment longtemps, raconte-t-elle. J’ai fouillé dans mes livres préférés pour voir s’il n’y aurait pas des mots qui m’interpellaient. J’ai rouvert un recueil de poésie de Marie Uguay, qui est une poète québécoise que j’aime beaucoup, et il y avait cette ligne-là, “n’était-ce pas l’été”, dans un de ses poèmes. On dirait que j’aimais bien le fait de rappeler tout le temps l’existence de l’été d’une manière un petit peu nostalgique, je trouvais que ça allait bien avec les moments où on lit seul à la maison et où on se retrouve avec une histoire. Ça évoquait une sorte de nostalgie que j’aime beaucoup.»

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