Deux présumés proxénètes dénoncés par leurs proches | 24 heures
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Deux présumés proxénètes dénoncés par leurs proches

La police croit que les deux hommes pourraient avoir fait d’autres victimes

Jérémy Corrigan, 18 ans (à gauche), et Jérémy Boulanger, 21 ans (à droite), sont accusés d’avoir exploité deux jeunes filles mineures.
Photos courtoisie, police de Longueuil et Facebook

Jérémy Corrigan, 18 ans (à gauche), et Jérémy Boulanger, 21 ans (à droite), sont accusés d’avoir exploité deux jeunes filles mineures.

De plus en plus de proxénètes sont dénoncés par des gens de leur entourage qui s’opposent à leurs comportements abjects, remarque la police de Longueuil après l’arrestation de deux jeunes adultes qui auraient exploité au moins deux mineures.

« C’est signe que les gens prennent conscience que c’est absolument inadmissible ce genre de comportement », se réjouit l’agent Ghislain Vallières, spécialisé en exploitation sexuelle au Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL).  

Il y a deux semaines, les policiers ont reçu des appels de proches de Jérémy Corrigan, 18 ans, et de Jérémy Boulanger, 21 ans. Ils voulaient dénoncer les activités illicites des deux proxénètes présumés. 

Selon nos informations, les deux Longueuillois auraient exploité sexuellement deux jeunes filles de 14 à 17 ans pour s’en mettre plein les poches. 

Or, la police est convaincue que les deux hommes pourraient avoir fait d’autres jeunes victimes. 

Grâce aux dénonciations de leur entourage, ils ont été arrêtés lundi dernier et sont accusés d’agression sexuelle armée, de possession, production et distribution de pornographie juvénile ainsi que de possession d’arme. 

« La conscience sociale a évolué depuis que j’ai commencé en 2006. Ce n’est plus juste une mère [de victime] ou des professeurs qui s’inquiètent. Là, ce sont des proches immédiats des proxénètes qui disent que ça n’a juste plus d’allure ces histoires-là », explique l’agent. 

Sensibilisation

Quelques jours avant les dénonciations, les deux hommes auraient tenté d’amener la jeune victime dans un hôtel, mais le commis les aurait empêchés de louer une chambre en voyant l’âge de la jeune fille. 

« Il n’a pas appelé les policiers, mais il l’a au moins protégée d’une certaine façon ce soir-là en refusant la location », estime le policier, en précisant qu’il reste de la sensibilisation à faire, en particulier du côté des hôtels et motels. 

Il voudrait mettre en place une formation obligatoire afin de les inciter à appeler les lignes confidentielles mises en place pour la population, qui permettent de dénoncer de façon sécuritaire. 

« Parfois, il nous manque un seul élément, et c’est la personne qui nous l’amène, souligne l’agent Vallières. Ne prenez jamais pour acquis qu’on le sait. Appelez-nous [...] Il y a peut-être une petite fille qui va être sauvée. »


Si vous détenez des informations, vous pouvez contacter la police 450-463-7192.