[EN IMAGES] On a demandé à des commerçants montréalais ce qu'ils pensent de la fermeture obligatoire de leurs boutiques | 24 Heures MTL
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[EN IMAGES] On a demandé à des commerçants montréalais ce qu'ils pensent de la fermeture obligatoire de leurs boutiques

Navid Vafi, cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale sur la rue Masson
Alex Proteau/Agence QMI/24H

Navid Vafi, cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale sur la rue Masson

Comme les commerces non essentiels devront fermer du 26 décembre jusqu’au 11 janvier, ils devront oublier le Boxing Day, qui représente d'habitude une bonne occasion de remplir les coffres. On a demandé à cinq commerçants montréalais ce qu'ils en pensent.

Étienne Roy-Corbeil - Copropriétaire de Dumoulin Bicyclettes

Étienne Roy-Corbeil, copropriétaire du magasin de vélo Dumoulin Bicyclettes sur la rue Jean-Talon

Alex Proteau/Agence QMI/24H

Étienne Roy-Corbeil, copropriétaire du magasin de vélo Dumoulin Bicyclettes sur la rue Jean-Talon

«Ça change absolument rien pour moi», Étienne Roy-Corbeil, qui ferme toujours Dumoulin Bicyclettes deux semaines durant les Fêtes, confinement ou non. Lors de notre rencontre, il ne savait d'ailleurs pas si son commerce pourrait rester ouvert puisqu'il est lié aux transports. 

Depuis mars, sa boutique vend de plus en plus en ligne. Cette période d’inactivité pourrait donc être plus rentable que les années antérieures. «Le trou risque d’être moins grand qu’il l’était», tranche-t-il.

«Même si on était au mois de mai, il y a une pandémie. Que veux-tu que j’y fasse. [...] Notre approche est plus de dire : embrassons les mesures de confinement pour rendre ça le plus court possible.»

Sabrina Caron - Propriétaire de la boutique cadeaux de designers québécois Tah-dah!

Sabrina Caron, propriétaire de la boutique cadeaux de designers québécois Tah-dah! sur la rue Jean-Talon

Alex Proteau/Agence QMI/24H

Sabrina Caron, propriétaire de la boutique cadeaux de designers québécois Tah-dah! sur la rue Jean-Talon

«Je pense qu’on devrait avoir la possibilité de rester ouverts. Les commercants [de la rue Jean-Talon] respectent les règles. [...] C’est déjà assez restreint sans complètement fermer et nous mettre dans la *** économiquement», dit Sabrina Caron, propriétaire de la boutique de cadeaux fabriqués par des designer québécois Tah-Dah!, sur la rue Jean-Talon.

«La plupart des commerçants tiennent à peine la tête au-dessus de l’eau à juste payer des frais de base.»

Pour son commerce, les répercussions se feront ressentir partout dans la province. «Ici, c’est que des produits québécois. C’est 100 entrepreneurs que je représente et qui sont autant affectés par la fermeture que moi.»

Navid Vafi - Cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale

Navid Vafi, cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale sur la rue Masson

Alex Proteau/Agence QMI/24H

Navid Vafi, cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale sur la rue Masson

«Ça fait mal. Ça fait moins mal que j’anticipais initialement si on devait fermer le 17. On travaille toute l’année pour ces deux semaines-là [du 17 au 31 décembre]. Sans se le cacher, ce sont les deux semaines les plus payantes de toute l’année», dit Navid Vafi, cofondateur des salons de coiffure Chez Pasquale.

Même s’il pourra couper des cheveux jusqu’au 25 décembre, il prédit des répercussions immédiates. «Chaque fois que François Legault fait un point de presse, le téléphone arrête de sonner, les gens annulent [leur rendez-vous]», avoue-t-il.

Celui-ci croit que tout le monde doit donner un dernier coup pour surmonter cette épreuve. «Il y a une nécessité d’un travail commun de la population pour faire avancer les choses», mentionne-t-il, même s’il considère que son établissement aurait pu continuer d’accueillir ses clients. 

Gérard Mayeu fils - Propriétaire du tailleur Gérard Mayeu & Fils

Gérard Mayeu fils, propriétaire du tailleur Gérard Mayeu & Fils sur l’Avenue du Mont-Royal

Alex Proteau/Agence QMI/24H

Gérard Mayeu fils, propriétaire du tailleur Gérard Mayeu & Fils sur l’Avenue du Mont-Royal

Le propriétaire de l'entreprise familiale Gérard Mayeu fils l’avoue d’entrée de jeu : il avait déjà prévu fermer son commerce pendant deux semaines. «Ma business descend, les gens ont de plus en plus peur. Je pense que ça ne sert à rien de pousser la note. Ça ne sert absolument à rien d’aller contre-nature.»

Il croit tout de même que le tout aurait pu être évité. «Si tout le monde avait fait sa part, ils auraient dû confiner [avant]», dit le tailleur dont la boutique a pignon sur rue sur l'avenue du Mont-Royal.

 

River Lucas - Gérant de la boutique Vapeur Express

River Lucas, gérant de la boutique Le Vapeur Express sur l’Avenue du Mont-Royal

Alex Proteau/Agence QMI/24H

River Lucas, gérant de la boutique Le Vapeur Express sur l’Avenue du Mont-Royal

River Lucas, gérant de la boutique Le Vapeur Express sur l'avenue du Mont-Royal, est partiellement en désaccord avec la fermeture obligatoire. «Ça fait des mois qu’on laisse juste deux clients dans la boutique à la fois», dit-il en détaillant les autres mesures sanitaires mises en place depuis le mois de mai.

«Espérons que ce sera assez court et qu’ils ne le prolongeront pas [le confinement]», avoue celui qui réitère l’importance des dernières semaines de l’année pour engendrer des ventes.

Ce dernier croit que tout le monde est mis «dans le même bateau» des commerces non essentiels et aurait préféré, si cela avait été possible, d’effectuer ce nouveau confinement au mois de janvier. 

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