Arrêté pour agression sexuelle: le député Harold LeBel exclu du caucus péquiste | 24 heures
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Arrêté pour agression sexuelle: le député Harold LeBel exclu du caucus péquiste

Image principale de l'article Un député arrêté pour agression sexuelle

Le député péquiste de Rimouski, Harold LeBel, a été arrêté et accusé d’agression sexuelle ce matin par la Sûreté du Québec (SQ).

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé quelques heures plus tard que M. LeBel sera exclu du caucus de la formation politique pour la période du processus judiciaire.  

Les événements se seraient produits en 2017. 

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«Dès que j'ai été mis au courant des faits allégués, à titre de chef de notre formation politique, j’ai immédiatement pris la décision de retirer monsieur Harold LeBel de notre caucus le temps que le processus judiciaire suive son cours», a déclaré Paul St-Pierre Plamondon lors d’un bref point de presse à la permanence du PQ. «Les violences sexuelles, toutes les violences sexuelles, doivent être combattues avec force.»  

«Personne n’est au-dessus des lois. »  

Harold LeBel, 58 ans, était porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’emploi, de solidarité sociale, de lutte contre la pauvreté, d’action communautaire autonome et d’itinérance. 

Choc à Québec

Le hasard a voulu que, le même jour, des élues des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale déposent le rapport d’un Comité d'experts pour l'accompagnement des personnes victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale.  

«Je suis sous le choc, mais j’espère que les événements de ce matin, en lien avec ce qu’on dépose aujourd’hui, vont être porteurs d’espoir. Avec ce qui se passe aujourd’hui, j’espère que les victimes vont voir qu’il n’y a personne qui est au-dessus des lois», a commenté la députée péquiste Véronique Hivon, collègue de M. LeBel.  

«Pour nous, c’est tolérance zéro, et Harold Lebel doit être exclu du caucus le temps du procès. On travaille très fort pour rebâtir cette confiance. On a tous une pensée pour la victime alléguée aujourd’hui», a ajouté Mme Hivon.  

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a souligné que le rapport déposé mardi visait justement à «rebâtir la confiance» des victimes envers le système judiciaire. «Évidemment, c’est là que mes pensées sont dirigées. Quand Véronique disait que personne n’est à l’abri, au-dessus de la loi, c’est ça aussi, l’objectif du rapport, que ce soit compris des victimes», a commenté Mme Charest.  

À ses côtés, la solidaire Christine Labrie a invité les victimes à dénoncer.  

- Avec l'Agence QMI

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