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Adamo lance un vidéoclip qui réplique aux trolls des réseaux sociaux

Image principale de l'article Un vidéoclip en réplique aux «haters»
Courtoisie Oliver Kult

Avec le vidéoclip de la chanson Laisse-les parler, Adamo lance un message d’encouragement aux autres artistes du hip-hop qui reçoivent beaucoup de messages haineux. 

Dans ce cinquième vidéoclip cette année, le musicien qu’on a connu à Occupation Double Bali apparaît dans un stationnement où il tire sur des émoticônes qui sortent du sol. Puis, on le voit dans une bagarre contre un hater pour finir sur la Une du 7 Jours. Bref, les images sont fortes dans cette création de Simon Isabelle Michaud.

«Dans le milieu du hip-hop, les amateurs peuvent insulter assez gratuitement et assez violemment certains artistes qui essayent juste de faire de la musique. Ma chanson, c’est un message plus pour eux, parce que je dirais que je n’en reçois pas tant que ça des messages négatifs», souligne le rappeur, qui avoue être un peu sorti de cet environnement en gagnant en maturité.

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«Le hip-hop, c’est une musique qui est beaucoup plus crue que plusieurs autres styles. Aussi, c’est bien connu que le rap c’est un milieu musical où l’artiste a souvent un ego démesuré.» Ces éléments expliquent, selon Adamo Marinacci, ce phénomène de haters.

«Si tu commences ta carrière en hip-hop et que tu t’imagines que ça va toujours être beau et rose, je le dis tout de suite, c’est impossible. Tu as beau être Fouki, Loud ou n’importe qui d’autre, tu vas toujours avoir du monde qui te déteste», renchérit-il.

«Des maringouins»

Même si Laisse-les parler, le premier titre de l'album Préliminaires SVP, s’adresse plus à ses compères, celui qui est la moitié du duo hip-hop Gros Big a tout de même trouvé l’inspiration dans une expérience personnelle, celle de souvent se faire reprocher d’avoir participé à OD. Certains vont jusqu’à dire qu’il n’est pas un vrai musicien pour cette raison. Comment réagit-il à ces messages?

«Je réagis de la même façon que je réagis à des maringouins en camping. Ça gosse, mais ils sont là et il faut que tu fasses avec. Ça reste le fun faire du camping», compare Adamo.

«Généralement, quand tu reçois un peu de hate c’est un signe de réussite en quelque part», ajoute le rappeur, qui préfère voir le positif dans ces situations. 

La pandémie n’aide pas

Ce n’est cependant pas tout le monde qui est capable de ne pas se laisser affecter par les messages haineux. Quelques personnalités publiques ont d’ailleurs senti le besoin de prendre une pause des réseaux sociaux pendant la pandémie.

«C’est sûr qu’en ce moment avec la pandémie, on ne vit pas notre vie normale. Les gens ont plus de temps à passer sur les réseaux sociaux qu’à la normale. En plus, avec tout ce qui se passe (Black Lives Matter, les dénonciations, les pro-masques et les anti-masques, etc.), ça divise le peuple. Les gens ressentent de la frustration et ils se défoulent de la façon qu’ils peuvent», croit Adamo.

«Au final, quand tu regardes tous les commentaires que tu reçois, la majorité sont bons, mais souvent on se souvient seulement des mauvais», insiste-t-il.

COURTOISIE KEVIN SARRAZIN

Trop sur les réseaux sociaux

Malgré son éternel positivisme, a-t-il déjà songé à prendre une pause des réseaux sociaux?

«Ça me tente de prendre un break à tous les jours, mais pas en lien avec les haters, plus parce que je trouve qu’on est trop souvent là-dessus. J’ai fait un peu un statement quand je me suis désabonné de tout le monde sur Instagram. Je perdais mon temps! Je pense qu’on perd tous beaucoup de temps sur les réseaux sociaux», affirme le rappeur montréalais aux origines italiennes.

«Un peu comme avec les mauvais commentaires, j’essaye de prendre le positif. Grâce à ces plateformes-là, j’ai de la visibilité et ma musique se fait entendre plus que si je n’avais pas les réseaux sociaux», confie-t-il.

Adamo a fait paraître son premier album Préliminaires SVP le 1er mai dernier.

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