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Questions citoyennes «irrespectueuses»: La Ville ne fournit aucun exemple concret

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PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

Même si le conseil municipal entend rejeter d’emblée toute question qu’il juge irrespectueuse ou qui attaque personnellement un élu, la Ville n’a pas été en mesure de fournir un exemple précis et récent de telles questions.

Mardi matin, la présidente du conseil municipal, Suzie Miron, a fait part de sa volonté d’encadrer davantage les questions citoyennes adressées aux élus dès janvier prochain.  

Pour être lues, les questions devront éviter les allusions personnelles, les insinuations, les paroles violentes, blessantes ou irrespectueuses à l’égard de qui que ce soit, a expliqué Mme Miron.  

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Invitée par le 24 Heures à donner des exemples précis de questions irrespectueuses posées dernièrement aux élus, la Ville de Montréal était pourtant incapable de répondre à la question.  

Mme Miron avait aussi fait état d’une «escalade dans l’agressivité et dans les propos envoyés aux élus». La Ville a également été incapable de spécifier sur quels éléments objectifs s’appuyait ce constat, ni même depuis quand cette escalade s’observait approximativement.  

Depuis la pandémie, les citoyens envoient leurs questions sous forme écrite, notamment via un formulaire en ligne, et les élus y répondent ensuite durant le conseil. Auparavant, les Montréalais pouvaient se rendre physiquement à l'hôtel de ville pour questionner les élus municipaux.   

«Les citoyens sont très nombreux à transmettre désormais leurs questions par le biais du formulaire. Toutefois, la grande majorité utilise de manière très cordiale ce service. Il est important, pour la Ville, de ne pas censurer les questions du public afin que les citoyens puissent échanger et poser leurs questions aux personnes élues», a indiqué le service des communications de la Ville.  

«À titre d'exemples, la présidence intervient lorsqu'une question ou un échange attaque la réputation d'un élu, insinue ou suggère l’incompétence d’élu-es à répétition (ce qui peut devenir du harcèlement), constitue des insinuations ou attaques personnelles qui peuvent blesser et porter atteinte à la réputation, etc.», ajoute la Ville.   

À noter qu’il est rare qu’un conseil se déroule sans qu’aucun élu ne se fasse rappeler à l’ordre pour avoir interpellé un collègue de façon inappropriée ou tenu des propos qui ne respectent pas le décorum.  

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