Dans l’univers musical de Damien Robitaille | 24 Heures MTL
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Dans l’univers musical de Damien Robitaille

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Si vous n’avez pas vu passer la vidéo de Damien Robitaille reprenant Pump Up The Jam à lui seul, faites vérifier votre connexion internet.

Véritable phénomène web, son interprétation de ce classique du dance de la fin des années 80 (avec un caméo involontaire de chien!) lui a valu plus de 10 millions de visionnements partout sur la planète. 

Depuis les débuts de la pandémie, Damien Robitaille s’affaire d’ailleurs à produire presque quotidiennement des reprises en version one-man band.

Plus de 140 chansons plus tard, il nous parle de ses influences et des phases musicales qui ont marqué sa vie. 

Une fois la pandémie enrayée, est-ce que tu vas garder le rythme aussi intensément sur les médias sociaux?

J’ai aucune idée de ce qui s’en vient. Je vis une journée à la fois. Les choses changent tellement vite. Même le succès que j’ai eu récemment, du jour au lendemain, ça peut être parti. Je savoure chaque instant. 

Comment tu choisis les reprises que tu vas interpréter?

C’est des chansons que j’aime. C’est aussi stratégique. Je demande toujours: «Est-ce que c’est faisable? Est-ce que c’est possible de le faire avec une main?» C’est des tounes que j’ai envie d’apprendre parce qu’elles ont une bonne groove.

Pourquoi Pump Up The Jam a déclenché toute cette frénésie?

Déjà sur Tick Tock, je voyais que ça "trendait". Ça faisait des mois que je voulais la faire. Cet été, j'ai commencé à la monter. Je savais qu’il y avait un potentiel pour quelque chose de plus gros. Mais j’étais surpris. Je pense que le chien a beaucoup aidé aussi. (Rires)

Est-ce que tu as des retours des membres de Technotronic?

Non. Je ne sais même pas si Technotronic existe encore. 

Est-ce qu’on aura droit à un album de reprises éventuellement?

Je sais pas. C’est comme un nouveau chapitre de ma carrière qui commence. Les gens me demandent de faire un album, mais il n’y aura pas la même magie que sur internet. C’est pas professionnel, c’est pas décoré. Les rideaux sont "cheapos". Il y a des petites erreurs. C’est ça que les gens aiment. 

Je me sens comme quand j’étais adolescent et que j’enregistrais dans mon sous-sol avec des cassettes sur un 4 pistes. Et là, je me dis:«Damien, t’as 39 ans!» (Rires) 

Est-ce que le fait de rejoindre un nouveau public en dehors de la francophonie t’a donné le goût d’écrire en anglais?

Oui, c'est sûr. Tous les jours, c’est un nouveau pays qui s’éveille à ce que je fais. L’autre jour, c’était la Finlande, l’Ukraine, la Russie, l’Italie. Aujourd’hui, j'ai fait une entrevue avec quelqu’un de la Serbie. C’est magique! 

Après plus de 140 reprises, trouves-tu encore le temps d’écrire des chansons?

Pour l’instant, non. J'ai pas de temps pour ça. J’ai pas le goût. J’ai l’impression que les gens veulent être réconfortés en entendant des trucs qu’ils connaissent. Pour moi, c’est trippant d’avoir un impact sur autant de gens.

Est-ce que t’as eu une phase où tu as été fidèle à un genre musical en particulier?

Souvent. Jeune, c’était les Beatles à fond. J’ai écouté Hank Williams pendant deux ou trois ans. Après ça, j’ai eu une phase reggae. Adolescent, j’ai eu une phase disco. Même grunge. Une phase Dionne Warwick, Burt Bacharach, musique latine. J'aime toutes les musiques. Quand elles sont bien faites et que c’est fait avec cœur. 

Quel artiste t'a donné le goût de faire carrière?

Les Beatles, Bob Dylan, Neil Young aussi. Des artistes éclectiques. Les Beatles, tu écoutes leurs albums, ça va partout. Il y a plein d’humour. Il y a des ballades. Je me base tout le temps sur les Beatles, parce qu’ils touchaient à tout. Toutes les émotions. 

L’an dernier, tu lançais un album de Noël (Bientôt ce sera Noël). Est-ce que ton but, c’est que ces pièces-là deviennent des nouveaux classiques?

Bien sûr! Quand j’écris une chanson, je veux que ça devienne un classique. Tu veux que les gens écoutent ça pendant des décennies quand tu y mets du cœur. Et j’ai le droit de faire de l’argent! (Rires)

Je ne le cache pas: ma carrière stagnait depuis quelques années. Je vendais pas plus de disques. J’avais beau écrire les plus belles chansons, mais j’avais pas plus d’attention. Je me suis dit: «change ta façon de faire.» 

Tes albums de Noël coups de cœur?

Un autre band que j’adore, c’est les Beach Boys. Je me suis basé sur leur album de Noël pour écrire le mien. Quand j’étais jeune, le disque qu’on écoutait beaucoup, [c'était] les Bout’choux de Noël. C’est comme notre tradition d’écouter ça en famille, mais personne d’autre connaît ça! 

Damien Robitaille est le porte-parole de l’événement Concerts sous le sapin qui se déroulera du 18 au 25 décembre.

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