Cinq phénomènes survenus en 2020 qui ont eu des impacts sur le climat de la planète | 24 Heures MTL
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Cinq phénomènes survenus en 2020 qui ont eu des impacts sur le climat de la planète

Image principale de l'article 5 phénomènes de 2020 qui ont laissé des traces
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Les nouvelles concernant la planète n’ont pas été très rassurantes en 2020. Plusieurs évènements climatiques comme des feux de forêt, des ouragans, des vagues de chaleur ou encore des déversements ont marqué le début de la nouvelle décennie. Voici cinq phénomènes survenus au cours de la dernière année qui nous rappellent les effets dévastateurs des changements climatiques.

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Des incendies de grande envergure

On ne peut passer sous silence les nombreux feux de forêt qui ont fait rage à travers le monde. Les États-Unis ont durement été touchés, la Californie notamment avec plus de 17 000 km2 de forêt partis en fumée. On se souvient des images apocalyptiques de San Francisco sous un ciel rouge en septembre dernier. L’Australie n’a pas été épargnée non plus. Avant la COVID-19 (oui, oui, avant), d’immenses feux faisaient rage, menaçant les centres urbains comme Sydney et Melbourne. Jusqu’à tout récemment, les feux étaient incontrôlables sur l’île Fraser, reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO. Plus de la moitié de l’île a été ravagée par les incendies. 

Un ciel orangé, accompagné de la fumée des feux de forêt, a envahi la région de San Francisco au début du mois de septembre.

AFP

Un ciel orangé, accompagné de la fumée des feux de forêt, a envahi la région de San Francisco au début du mois de septembre.

Records de chaleur

Il a fait chaud cette année et pas seulement au Québec. L'année 2020 s’annonce comme l’une des plus chaudes de l’histoire, battant le record de 2016. Novembre a été reconnu comme le mois le plus chaud jamais enregistré à l'échelle planétaire. Si la tendance se maintient, le monde file toujours vers 3 degrés de réchauffement d’ici la fin du siècle, loin des objectifs de l’Accord de Paris. Les États du monde s’étaient entendus, en 2016, pour maintenir le réchauffement climatique sous 2 °C, et si possible, 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle. Si les États ne sont pas en mesure de diminuer les GES de façon considérable, les épisodes de chaleur se feront encore plus nombreux dans les années à venir. 

Des enfants jouent dans les fontaines d'eau de la Place des Arts, à Montréal.

AFP

Des enfants jouent dans les fontaines d'eau de la Place des Arts, à Montréal.

Temps difficiles au pôle Nord

La dernière année n’a été facile nulle part, encore moins en Arctique. Même si on n'y a pas enregistré de record de chaleur, les scientifiques ont démontré que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Du côté russe du pôle Nord, un désastre écologique s’est produit en juin à la suite d’une fuite de carburant contenu dans le réservoir d’une centrale thermique. Plusieurs cours d’eau ont été contaminés. Les experts ont indiqué qu’il faudra plusieurs années pour complètement les nettoyer. 

Une vue aérienne des cours d'eau pollués par un déversement de 20 000 tonnes de diesel en fin mai, dans le cercle arctique russe.

AFP

Une vue aérienne des cours d'eau pollués par un déversement de 20 000 tonnes de diesel en fin mai, dans le cercle arctique russe.

L’Amazonie défigurée

Au Brésil, la forêt amazonienne continue de se faire défigurer. Cette année, la déforestation de l’Amazonie a atteint des sommets jamais vus en 12 ans. Sur une période de 12 mois (jusqu’en août), 11 088 km2 de forêt ont été rasés, soit une surface plus vaste que la Jamaïque. Entre 2000 et 2018, on parle d’une surface aussi grande que le territoire de l’Espagne qui a été rayée de la carte. Les politiques du président brésilien Jair Bolsonaro sont pointées du doigt par les défenseurs de l'environnement dans l’accélération de la coupe d’arbres de la plus grande forêt tropicale au monde.  

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Jour du dépassement

Même s'il est survenu trois semaines plus tard qu'à l'habitude cette année en raison de la pandémie de COVID-19, le «jour du dépassement» a été atteint le 22 août 2020. À cette date, l'humanité a consommé l'ensemble des ressources que la planète est capable de générer en un an, selon les calculs de l'ONG américaine Global Footprint Network, qui calcule ces données depuis 2003. Pour le dire de façon imagée, il aurait fallu, cette année, 1,6 planète Terre pour subvenir à la consommation de la population mondiale de façon durable.

AFP

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