Le REM de l’Est: Les citoyens d’Hochelaga inquiets | 24 heures
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Le REM de l’Est: Les citoyens d’Hochelaga inquiets

Un regroupement citoyen du quartier Hochelaga-Maisonneuve de 225 membres observe avec attention le développement des plans du tracé du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est. 

Inquiètes pour la préservation de la quiétude du secteur, trois citoyennes souhaitent que ce nouveau type de transport en commun s’intègre aux particularités du quartier tout en respectant l’avis des citoyens.

Le tracé du REM de l’Est prévoit suivre la rue Notre-Dame Est qui est séparée du quartier résidentiel du sud d’Hochelaga-Maisonneuve par une bande de terre. Cette bande, qui traverse le square Dézéry et le parc Morgan, permet aussi de couper le son du trafic incessant de la rue Notre-Dame.

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

Alexandra Graveline redoute que le train léger sur pilotis crée lui aussi de la pollution sonore avec ses passages à toutes les deux à quatre minutes. «Les installations dévoilées créeraient une cassure, déjà. on côtoie le port de très près», dit-elle en observant les conteneurs des entreprises côtières du fleuve Saint-Laurent depuis la piste cyclable de la rue Notre-Dame.

Trois citoyennes du quartier d’Hochelaga-Maisonneuve sont inquiètes du tracé du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est, qui mettrait en péril la qualité de vie du quartier. Le dimanche 24 janvier 2021 au parc Jean-Louis Beaudry à Montréal. De gauche à droite: Alexandra Graveline, Émilie Therrien et Camille Goyette-Gingras. CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

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Trois citoyennes du quartier d’Hochelaga-Maisonneuve sont inquiètes du tracé du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est, qui mettrait en péril la qualité de vie du quartier. Le dimanche 24 janvier 2021 au parc Jean-Louis Beaudry à Montréal. De gauche à droite: Alexandra Graveline, Émilie Therrien et Camille Goyette-Gingras. CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

La venue de ce projet est bien perçue pour ses nombreux aspects positifs. «On est content: plus de transports en commun, ça va amener plus de monde, on veut faire une rue de destination avec Sainte-Catherine, c’est-à-dire une rue commerçante intéressante pour une clientèle non locale», énumère Camille Goyette-Gingras, qui tient la Coop Couturières Pop à l’angle des rues Théodore et Sainte-Catherine.

Émilie Therrien est l’administratrice et la fondatrice du Regroupement des riverains de la rue Notre-Dame. Elle affirme que certains citoyens songent à mettre leur maison en vente.

«Ce que je déplore, c’est qu’on prend Hochelaga pour acquis. Nous ne sommes pas juste un passage entre la banlieue et le centre-ville. On est un milieu de vie, nous avons des aspirations et on aimerait être écoutés», explique Mme Therrien.

Au centre du parc Morgan, Mme Therrien estime que le REM pourrait détruire 20% de l’espace gazonné.

«On ne regardera plus cette bande du même œil», se désole Alexandra Graveline, qui fréquente la piste cyclable de la rue Notre-Dame chaque jour.

CDPQ Infra prévoit présenter le projet du REM de l’Est au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en 2021.

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