Les variants du coronavirus sont-ils plus dangereux? Voici tout ce qu’il faut savoir | 24 heures
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Les variants du coronavirus sont-ils plus dangereux? Voici tout ce qu’il faut savoir

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L’arrivée au Québec des nouveaux variants du coronavirus qui se répandent partout dans le monde inquiète le premier ministre François Legault. Mais que savons-nous de ces variants et de leurs conséquences sur l’évolution de la pandémie de COVID-19 ?

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Qu'est-ce qu'un variant?   

Les variants sont des versions différentes de la souche classique du coronavirus, qui apparaissent avec le temps sous l’effet de diverses mutations. 

Il s'agit d'un phénomène normal dans la vie d’un virus. 

Combien de variants dans le monde?   

À ce jour, des centaines de variants ont été identifiés dans le monde, la grande majorité sans conséquence. 

Ces mutations du nouveau coronavirus n’ont d'ailleurs pas fini de se propager, prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Trois sont considérés comme plus problématiques par la communauté scientifique: les variants britannique, sud-africain et brésilien

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Le variant britannique         

Détecté pour la première fois à la fin septembre, il s’est répandu à ce jour dans plus de 70 pays. 

Sa particularité? Il se propage beaucoup plus facilement et rapidement. Son taux de transmission serait entre 50% et 70% plus élevé que la souche classique. 

Face à ce nouveau variant, les hôpitaux sont débordés au Royaume-Uni, le pays le plus endeuillé d’Europe avec plus de 100 000 décès depuis le depuis de la crise. Selon les chiffres les plus récents, près de 40 000 personnes sont actuellement hospitalisées en raison de la COVID-19. 

Plus mortel?

Le 22 janvier, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a indiqué que le variant britannique semblait plus mortel. 

Boris Johnson

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Boris Johnson

Deux études menées par la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et l’Imperial College de Londres évaluent à environ 30% le risque supplémentaire de mourir par rapport au virus classique. 

Les scientifiques et l’OMS ne se sont toutefois pas encore prononcés sur la mortalité du virus.  

Au Canada?

Cette souche du virus a été détectée au Canada. Alors que l’Ontario est aux prises avec une propagation du variant britannique sur son territoire, le Québec n'a rapporté jusqu’à présent que huit cas sur son territoire. 

D’ici la fin février, Québec va d'ailleurs bonifier les ressources pour traquer les variants plus contagieux dans le but d’endiguer leur arrivée dans la province. 

François Legault

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

François Legault

Le variant sud-africain         

La situation se détériore sur le continent africain. Pour expliquer cette hausse des cas et des décès, l’OMS pointe du doigt les nouveaux variants, dont celui détecté pour la première fois en Afrique du Sud en octobre dernier.  

Plus contagieux que la souche originale du virus (il serait jusqu’à 50% plus transmissible), le variant sud-africain est prédominant sur tout le continent et serait responsable du nombre record de cas rapportés en Afrique du Sud. 

Au Québec, deux cas ont été recensés par les autorités en Abitibi-Témiscamingue.

Ce variant a aussi été détecté dans plus de 30 pays: au Botswana, au Ghana, au Kenya, en Zambie, etc. Plus près de chez nous, deux cas ont été recensés en Caroline du Sud, aux États-Unis.   

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Le variant brésilien         

Le variant brésilien a été détecté pour la première fois en janvier, au Japon. Deux adultes et deux enfants qui revenaient du pays d’Amérique du Sud l’auraient contracté. 

Comme pour les variants britannique et sud-africain, il serait plus contagieux.  

Il serait responsable de la multiplication des cas et des décès au Brésil, notamment dans la région de Manaus, au nord-est du pays. 

Le Canada a rapporté un premier cas de ce variant 6 février dans la région de Toronto. La personne infectée revenait d’un voyage récent au Brésil et est présentement hospitalisée.

Jusqu'à présent, une dizaine de pays sont touchés par ce variant, dont les États-Unis.  

Les vaccins seront-ils efficaces?         

Alors que des campagnes de vaccination sont en cours partout dans le monde, ces variants suscitent la crainte des experts. 

Mais c’est surtout celui en provenance d’Afrique du Sud qui inquiète les experts. L’une des mutations du variant (appelée E484K) pourrait rendre les vaccins moins efficaces.

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Moderna a assuré, lundi dernier, que son vaccin était efficace contre le variant britannique et, dans une moindre mesure, contre celui sud-africain. L’entreprise a décidé de lancer des essais visant à tester une dose additionnelle de son vaccin développée spécifiquement contre le variant sud-africain.

Pfizer et BioNTech ont affirmé, jeudi dernier, que leur vaccin restait efficace contre les principales mutations des variants anglais et sud-africain. 

Enfin, des essais cliniques réalisés par Novavax et Johnson & Johnson montrent que ces deux vaccins seraient moins efficaces contre le variant sud-africain. 

- Avec les informations de l’AFP

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