Les 7 mythes trop répandus sur les troubles alimentaires | 24 heures
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Les 7 mythes trop répandus sur les troubles alimentaires

Du 1er au 7 février 2021, c’est la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires. C’est le moment idéal pour parler de ces troubles liés à l'alimentation, qui touchent énormément de gens.

Les troubles du comportement alimentaires sont très complexes et se manifestent de différentes façons chez les gens. Ils sont principalement caractérisés par des perturbations graves de l’alimentation qui entraînent une grande souffrance psychologique chez une personne.

Pour ceux qui n’en sont pas atteints, ces caractéristiques peuvent être mal comprises, ce qui engendre plusieurs stéréotypes non fondés.

Voici donc 7 mythes communs entourant les troubles alimentaires :     

1. Ce n'est pas un trouble, c'est prendre soin de sa santé

Si quelqu’un insiste sur le fait qu'il/elle souhaite manger extrêmement santé ou suivre différentes diètes «à la mode», cela peut cacher un trouble alimentaire plus sérieux. Par exemple, cela pourrait être de l’orthorexie, ce qui fait partie des troubles alimentaires non spécifiés. Cela consiste en une obsession de manger sainement. Vouloir manger plus santé ou encore s'entraîner n'est pas nécessairement un signe de trouble alimentaire, mais si cela devient une obsession, il faut se poser des questions. 

2. Les troubles alimentaires ne touchent que les filles

Selon l'ANEB, jusqu'à 25% des gens qui souffrent d’anorexie et de boulimie sont des hommes et ce chiffre monte jusqu'à 40% pour ce qui est de l'hyperphagie. Ce n’est pas un trouble réservé aux femmes, mais certains hommes peuvent hésiter à en parler pour deux raisons : premièrement, parce que le préjugé veut que les troubles alimentaires soient une maladie «féminine» et, deuxièmement, parce que la société décourage les hommes à parler de leurs émotions. 

Chez certains, le trouble alimentaire peut se manifester par la bigorexie ou dysmorphie musculaire et ne pas être pris au sérieux. Ce trouble alimentaire se caractérise par une impression d’être trop mince ou jamais assez musclé. 

3. Le seul symptôme est la privation de nourriture

Si vous croyez que la seule façon de savoir qu’une personne souffre d’un trouble alimentaire est en observant si elle mange ou pas, c’est faux. En plus de l'obsession de manger sainement ou encore d’être musclé, il existe plusieurs autres formes sous lesquelles se manifeste le trouble alimentaire.

Il y a aussi la boulimie, qui se présente par des épisodes de compulsion alimentaire, suivis de purgation ou de comportements compensatoires (comme l’utilisation de laxatifs, l’entraînement excessif, le jeûne, etc.). On compte aussi l’hyperphagie, où une personne va manger de grandes quantités de nourriture de façon compulsive, sans nécessairement utiliser des comportements compensatoires. Et la liste des troubles alimentaires et de leurs subtilités continue.

4. On peut reconnaître quelqu’un qui en souffre par son apparence

Comme les troubles se manifestent de différentes façons, les personnes qui en souffrent ne se comportent pas pareillement, donc elles n'auront pas une apparence «typique». Certaines personnes seront, oui, très maigres, mais ce n’est pas nécessairement le cas de tous. Chez certains et certaines, le poids va fluctuer, les cheveux vont tomber, le teint sera terne, et, chez d'autres, aucun symptôme visible ne se manifestera. 

5. C’est un choix

Les troubles alimentaires, comme n’importe quelle maladie mentale, ne sont pas un choix. Ils découlent, entre autres, de graves problèmes d’estime personnelle et d’anxiété. Ils peuvent être déclenchés par une foule de facteurs différents. Il est possible de se rétablir d’un trouble alimentaire avec l'aide de son entourage ou encore d'organismes communautaires et de professionnels de la santé. 

6. Ce n’est pas si grave, on ne peut pas en mourir

Puisque le corps humain a besoin de nourriture et de nutriments pour survivre, les troubles alimentaires peuvent tout à fait être mortels et dangereux. En plus des dangers physiques, la détresse psychologique, l’isolation sociale et l’anxiété qui accompagnent souvent le trouble alimentaire sont aussi très dangereux. De toutes les maladies mentales, les troubles alimentaires répertorient le plus de décès. Ces décès sont liés à des complications médicales ou au suicide. 

7. En tant que proches d'une personne souffrant d'un TA, on ne peut rien faire pour aider

Si vous avez l’impression qu’une personne dans votre entourage souffre d’un trouble alimentaire, vous pouvez vous sentir impuissant. Il est important d’être là pour ces gens, qui peuvent se sentir jugés ou isolés, ou encore s'enfermer dans le déni. Les troubles alimentaires ne sont pas une phase : ils nécessitent un suivi professionnel. Encouragez vos proches à en parler ou dirigez-les vers des ressources comme l’ANEB.

Visitez le site de l’organisme Anorexie et Boulimie Québec juste ici si vous ou quelqu’un de votre entourage souffre d’un trouble alimentaire.

Merci à Josée Lavigne, responsable du volet éducation et prévention chez l'ANEB, pour son aide précieuse dans l'écriture de cet article.

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