Attention aux variants de la COVID-19: voici ce qui pourrait déclencher une 3e vague au Québec | 24 heures
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Attention aux variants de la COVID-19: voici ce qui pourrait déclencher une 3e vague au Québec

Image principale de l'article Voici ce qui pourrait déclencher une 3e vague

À l’approche de la semaine de relâche et face à la menace d’une troisième vague, les experts de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de l’Université Laval nous conseillent de nous méfier des variants. Voici pourquoi.

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Des variants plus contagieux   

Les variants sont déjà reconnus comme étant plus contagieux que le virus classique. Comme certains variants se propagent déjà au Québec, le respect des mesures sanitaires actuelles aura un impact direct sur le nombre de cas confirmés d’ici la fin du mois. 

Il y aura une 3e vague au Québec si...   

  • on observe une adhésion moyenne aux nouvelles mesures [du 8 février];   

Selon les nouvelles hypothèses concernant l’évolution de la pandémie de l'INSPQ, avec une réduction moyenne (plutôt que forte) des visites dans les domiciles (la réduction moyenne se situe entre 50% et 100%), et à cause de l'augmentation des contacts dans les commerces, les sports et les loisirs, il y aurait une remontée des cas, des hospitalisations et des décès.   

  • il y a une stagnation de la vaccination;   

Les vaccins de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca semblent aussi efficaces, ou presque aussi efficaces, contre le variant britannique que contre la forme classique de la COVID-19. Donc si la vaccination s’accélère, ce sera bénéfique, et ce, même si ce variant prend le dessus parmi les cas répertoriés.   

  • on observe une augmentation du nombre de cas du variant sud-africain;   

On sait déjà que les vaccins d’AstraZeneca, de Novavax et de Johnson & Johnson sont moins efficaces contre ce variant, donc si jamais ce variant gagnait du terrain, il se pourrait que la vaccination soit moins profitable que prévu.   

  • les cas répertoriés sont plus souvent dus au variant britannique [plus contagieux] qu’au virus classique.   

Les projections de l’INSPQ démontrent que si la proportion de cas dus au variant britannique est plus élevée que la proportion de cas dus au virus initial, la propagation s'accélérera plus vite, puisque le variant britannique est plus contagieux.

Pas encore de signe du variant californien chez nous  

AFP

Depuis près de deux semaines, la Californie recense de nombreux cas d’un variant qui serait semblable au variant britannique. Actuellement, environ le quart des nouveaux cas de COVID-19 en Californie serait dû à ce nouveau variant, mais il ne s’est pas encore invité au Canada.

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