La SAQ a 100 ans: voici 5 dates dans l'histoire du Québec qui ont eu un impact sur notre consommation d'alcool | 24 heures
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La SAQ a 100 ans: voici 5 dates dans l'histoire du Québec qui ont eu un impact sur notre consommation d'alcool

Image principale de l'article 5 dates importantes pour la vente d'alcool
Courtoisie

Ça peut avoir l'air bizarre, mais on n'a pas toujours eu le droit d'acheter de l'alcool au Québec. Il y a 100 ans aujourd'hui, soit le 23 février 1921, la Loi des liqueurs alcooliques a été adoptée, avec une approche qui se voulait révolutionnaire pour l'époque: on prônait la tempérance au lieu de l'abstinence.

Pour souligner l'occasion, on vous présente un retour sur 5 années qui ont changé la face de la vente d'alcool au Québec. 

1919: Fini la prohibition: les Québécois votent en faveur de la vente d'alcool  

Les Québécois n'ont pas seulement connu des référendums à propos de la souveraineté; il y en a eu plusieurs autres, dont un en lien avec l'autorisation de vendre d'alcool. En avril 1919, ce sont 79% des Québécois qui ont voté en faveur de la vente de la bière, des cidres et du vin léger, ce qui a forcé le gouvernement à mettre fin à la prohibition totale, qui n'aura finalement duré qu'un an au Québec.

Il est important de mentionner que seulement les hommes détenaient le droit de vote à ce moment de l'histoire. 

Courtoisie

1921: Un premier système gouvernemental de vente d'alcool en Amérique du Nord  

Deux ans après que la loi a été adoptée, le gouvernement a créé la Commission des liqueurs, soit l'ancêtre de la Société des alcools du Québec (SAQ). Le début des opérations s'est fait le 1er mai, ce qui a marqué la fin de la prohibition. 

Au départ, ces commerces avaient des allures de nos nouvelles SQDC: il était impossible de voir les produits ou de les toucher.

Derrière un grillage, l’employé allait chercher la bouteille demandée par le client et la plaçait dans un emballage en papier spécial. On ne pouvait acheter qu'une bouteille de fort à la fois, mais le vin n’était pas rationné. 

Courtoisie

Plusieurs élus étaient réticents au départ et craignaient que le gouvernement incite la population à consommer davantage l'alcool, mais ils se sont rapidement rendu compte de l'intérêt de la Commission des liqueurs, en voyant les bénéfices générés par la société d’État. Le Québec était seul autour d’une mer d’États prohibitionnistes...

1961: L’alcool prend de plus en plus de place au Québec  

Avec l’alcool qui est de plus en plus présent dans la consommation des Québécois, le gouvernement décide de créer une autre entité à part entière, la Régie des alcools du Québec. Celle-ci s'occupe de l’expansion du commerce des alcools avec l’octroi des permis pour les commerces – c'est encore le cas aujourd'hui. 

AFP

1970: Un premier magasin libre-service ouvre à Sherbrooke  

Fini les grillages: les clients de Sherbrooke seront les premiers à pouvoir toucher leurs bouteilles d’alcool et à les prendre eux-mêmes, alors que la ville accueille le premier magasin d'alcool en libre-service au Québec en 1970. 

La tendance n'a pas reculé: c'est la norme maintenant de pouvoir manipuler soi-même les bouteilles dans les commerces (même si on se garde une petite gêne avec la COVID-19).

Joël Lemay / Agence QMI

1978: Le vin est autorisé dans les épiceries   

Si vous avez la chance d’acheter votre vin Wallaroo Trail bon marché dans une épicerie près de chez vous, c’est que le gouvernement de René Lévesque a permis la vente de vin dans les épiceries en 1978 pour le rendre plus accessible. 

Du jour au lendemain, 9000 épiceries indépendantes vont obtenir leur permis, sans compter les dépanneurs qui vendaient déjà de la bière.

Photo d'archives, Simon Clark

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