Ministère à la lutte contre le racisme: des organismes regrettent que Québec refuse de reconnaître le racisme systémique | 24 heures
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Ministère à la lutte contre le racisme: des organismes regrettent que Québec refuse de reconnaître le racisme systémique

Image principale de l'article La nomination de Benoit Charette bien accueillie?
Simon Clark/Agence QMI
  • Benoit Charette a été nommé ministre responsable de la Lutte contre le racisme  
  • Les organismes saluent la création de ce ministère, même si Québec refuse de reconnaître le racisme systémique 
  • M. Charette demeure ministre de l'Environnement  

Les organismes saluent la création du ministère à la Lutte conte le racisme, une première au Québec, mais regrette que le gouvernement Legault refuse toujours de reconnaître le racisme systémique.

«Il faut nommer les choses comme elles sont. Une pomme, c’est une pomme, une orange, c’est une orange. Si on ne nomme pas les choses comme elles sont, il peut y avoir certaines conséquences», insiste le président de la Ligue des noirs du Québec, Max Stanley Bazin. 

Il laisse néanmoins la chance au coureur, c'est-à-dire au nouveau ministre responsable de la lutte contre le racisme, Benoit Charette. 

Avec la création de ce ministère, M. Bazin espère que les montants alloués par le gouvernement Legault pour combattre le racisme seront plus importants que dans les autres provinces. 

À savoir si le premier ministre François Legault aurait dû nommer une personne issue d’une minorité pour occuper ce poste, il répond que «ce qui importe, c’est le travail réalisé».  

Même son de cloche du côté du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR). 

«C’est un peu comme si on demandait à un homme qui est nommé au sein de la condition féminine, soutient le directeur du CRARR, Fo Niemi. Mais étant donné les contraintes au sein du caucus [il y a peu d'élus issus de la minorité], soyons pratiques. Ce qui est plus important, c’est comment M. Charette va livrer la marchandise.» 

Si M. Niemi souhaite lui aussi que Québec reconnaisse le racisme systémique, il espère que des actions concrètes seront prises pour lutter contre le racisme, comme l'accélération du traitement des dossiers de profilage racial à la Commission des droits de la personne. 

Pour Amnistie internationale, c’est un pas dans la bonne direction. Or, selon l’organisme, Québec ne doit pas seulement lutter contre le racisme, mais aussi contre le racisme systémique. 

Le directeur du CRARR espère par ailleurs que M. Charette, qui demeure aussi ministre de l'Environnement, «aura le temps et l’énergie pour s’occuper des deux portefeuilles». 

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