Jetés par milliards chaque jour: on pourrait recouvrir l’île de Montréal de vieux masques en moins de 5 jours | 24 heures
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Jetés par milliards chaque jour: on pourrait recouvrir l’île de Montréal de vieux masques en moins de 5 jours

Image principale de l'article On pourrait recouvrir l’île de Montréal en 5 jours

Puisque 4,3 milliards de masques usagés seraient jetés chaque jour sur la planète, on n'a pas fini d'en retrouver dans nos sites d'enfouissement ou, pire, dans nos rues, nos égouts et nos cours d'eau.

Parce que les masques, s'ils sont nécessaires pour limiter la propagation de la COVID-19, constituent une source importante de pollution. Le journal de Hong Kong The Straits Times a estimé à plus de 4 milliards le nombre de masques jetés quotidiennement. 

Mais concrètement, ça représente quoi, 4,3 milliards de masques?  

L’île de Montréal recouverte en moins de cinq jours   

La taille d’un masque étant de 175 mm x 95 mm, il faudrait précisément 4,3 jours pour en amasser suffisamment pour recouvrir toute l’île de Montréal, d’une superficie de 500 km2.  

Les 18,5 milliards de masques amassés recouvriraient tous les parcs, toutes les rues et tous les quartiers de l’île de Montréal, comme l'explique la page En 5 minutes.    

Aussi lourd que la Tour de Montréal en 11 jours   

Leur masse n'étant que de 3,5 grammes, on pourrait croire que le poids des masques est négligeable. Toutefois, les masques jetés en à peine 11 jours auraient le même poids que la Tour de Montréal du Stade olympique, qui pèse 165 550 tonnes.   

Au total, ça ferait 47,3 milliards de masques qui pèseraient autant que la plus haute tour inclinée au monde.   

Joël Lemay / Agence QMI

Le Stade olympique rempli en trois semaines   

Lorsqu’on répète le même exercice, mais avec le volume des masques, le résultat est tout aussi vertigineux. Si on recueillait tous les masques jetés à travers le monde sur une période de trois semaines et qu’on les empilait les uns par-dessus les autres, on pourrait remplir le Stade olympique en 21 jours.   

Une fois bien entassés, les quelque 90 milliards de masques rempliraient à craquer le Stade.  

Un masque biodégradable fait au Québec?   

On consomme donc chaque jour une quantité astronomique de masques, et ce, partout sur la planète. Un organisme à but non lucratif situé à Pointe-Claire pourrait cependant permettre de diminuer l’empreinte écologique des masques jetables. 

• À lire aussi: Des masques compostables ont été développés au Québec

Le centre de recherche et développement FPInnovations a effectivement réussi à mettre au point un masque entièrement compostable, fait de plastique biodégradable et de fibre de bois. Selon le centre de recherche, l'efficacité de filtration du masque serait de 85%, l'équivalent des meilleurs produits sur le marché. Il ne reste plus qu’à fabriquer ce masque à grande échelle, ce que l’OBNL ne peut réaliser lui-même. 

Alors, aux entreprises désireuses de produire un tel masque: manifestez-vous!  

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