Sur TikTok, des élèves scient des chaises d'école avec les élastiques de leurs masques | 24 heures
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Sur TikTok, des élèves scient des chaises d'école avec les élastiques de leurs masques

Des élèves du secondaire scient le plastique de leurs chaises de classe à l'aide des élastiques des masques qui leur sont fournis en raison de la pandémie, pour ensuite publier la vidéo de leur exploit sur le réseau social TikTok. 

«Cela coûte cher inutilement et les parents doivent rembourser les chaises. Cela doit cesser», a expliqué à l’Agence QMI un parent qui veut conserver l'anonymat pour que son enfant, qui a été témoin d’un tel méfait, ne subisse pas de représailles de la part des autres élèves. 

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Les parents d'au moins deux centres de services scolaires (commissions scolaires) de la grande région de Montréal ont reçu des messages les avisant de cette pratique. 

«Nous avons constaté un mouvement de vandalisme dans les deux dernières semaines où des élèves utilisent les élastiques de ces masques pour scier les chaises des classes. Les élèves concernés ont été interpellés et des factures ont été acheminées à leurs parents», peut-on lire dans une correspondance que le directeur de l'École polyvalente Saint-Jérôme, Richard Pouliot, a fait parvenir aux parents. 

Même si moins d'une dizaine de chaises a été sciée à sa polyvalente, M. Pouliot veut tuer le phénomène dans l'oeuf. 

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«C'est du vandalisme et nous voulons que cela cesse tout de suite», a-t-il dit en entrevue téléphonique. 

En plus de faire payer les parents pour les chaises abimées, les élèves qui ont participé à ce vandalisme doivent faire des travaux communautaires dans leur école. M. Pouliot affirme que plusieurs autres écoles sont touchées par le phénomène. 

Trop récent

Au moins une autre école secondaire a été touchée par cette nouvelle "mode" au Centre de services scolaire des Affluents qui se trouve à Terrebonne. 

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«On a trouvé une dizaine de chaises vandalisées dans l'une de nos écoles secondaires. Nous allons procéder à des vérifications dans les autres écoles. Les parents ont été avisés et devront payer les chaises. Nous allons faire de la prévention. C'est encore très récent», a expliqué Éric Ladouceur, coordonnateur aux communications au Centre de services scolaire des Affluents. 

Besoin de reconnaissance

«Cela me semble être le type de comportement négatif d'un jeune qui teste le système. Il est entouré de ses amis qui semblent trouver cela "cool"», soutient Pierre Ouellet, de la clinique psychosociale L’intervenant, à Saint-Eustache. 

M. Ouellet, spécialisé en intervention auprès des jeunes, explique que les adolescents ont besoin de tester les limites du système. Il affirme qu'ils ont aussi besoin de reconnaissance, ce qu'ils obtiennent de leurs pairs en exposant leur vidéo sur les réseaux sociaux. 

«Ils reçoivent des "J'aime" et des commentaires. Les réseaux sociaux viennent combler ce besoin chez les jeunes», soutient-il. 

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M. Ouellet rappelle aux parents que ces derniers en ont fait autant dans leur jeunesse sans passer par les réseaux sociaux. 

«On gravait le bois des bureaux avec nos compas, on faisait des graffitis ou on écrivait sur les cases avec des crayons à l'encre de Chine. C'est déplorable, mais ce n'est pas anormal et je suis certain que ce n'est pas lié à la morosité des jeunes en raison du confinement», estime M. Ouellet. 

Il recommande aux parents d'en parler avec leurs enfants.

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