Environnement, économie, vols annulés: une année sans voyager, ça représente quoi? | 24 heures
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Environnement, économie, vols annulés: une année sans voyager, ça représente quoi?

Image principale de l'article Une année sans voyager, ça représente quoi?
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Ça fait maintenant un an qu’on ne peut plus (ou presque plus) voyager. Depuis le début de la pandémie, les avions sont cloués au sol et nous... à la maison. Les 12 derniers mois ont donc été très tranquilles dans le ciel. Mais ça représente quoi, une année sans voyager? Quelles sont les répercussions économiques? Y a-t-il des bienfaits pour l'environnement?

Voici un bref tour d’horizon des répercussions de la mise sur pause du tourisme mondial.

• À lire aussi: Après une baisse historique causée par la pandémie, les émissions de CO2 repartent à la hausse

1 – Les émissions de carbone ont-elles diminué?  

La baisse dramatique des vols commerciaux au cours de la dernière année s’est accompagnée d’une baisse tout aussi importante des émissions de carbone (CO2) dans le monde. 

Selon des chiffres publiés récemment par le New York Times, les émissions à l’échelle de la planète ont chuté de près de 50% l'année dernière: 500 millions de tonnes de CO2 en 2020, comparativement à environ un milliard de tonnes en 2019. Mais ne vous réjouissez pas trop vite: cette baisse devrait être de courte durée. Les voyages reprendront effectivement de plus belle dès que seront levées les restrictions.  

AFP

2 – Combien de passagers en moins l’année dernière?  

En 2020, ce serait environ 2,7 milliards de personnes de moins qui auraient pris l’avion: 1,8 milliard de passagers en 2020, comparativement à 4,5 milliards en 2019. 

Ces passagers en moins représentent une baisse d'achalandage de 66% pour les compagnies aériennes, selon les plus récentes données de l’Association internationale du transport aérien (IATA), qui ont été publiées en février. L’Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO) évoque, pour sa part, une baisse de 60% des passagers en 2020. 

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

3 – À combien peut-on évaluer les pertes?  

La mise sur pause du tourisme partout dans le monde aurait privé les transporteurs aériens de 314 milliards $ US en 2020. Tout un revirement de situation pour les transporteurs, qui avaient vu leurs revenus bondir entre 2009 et 2019, passant de 374 milliards $ US à 612 milliards $ US, selon Statista. 

À l’échelle de la planète, les revenus liés au tourisme ont également fondu. Selon les plus récents chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme, le secteur touristique mondial a perdu 1300 milliards $ en 2020. Il s’agit d’une chute 11 fois plus importante que celle vécue lors de la crise économique de 2009. 

AFP

4 – Et au Canada?  

L’année 2020 a été désastreuse pour Air Canada, qui a vu ses revenus chuter de 70% par rapport à 2019. Le transporteur a également licencié 20 000 employés l’an dernier, ce qui représente environ la moitié de ses effectifs.  

Avec les nouvelles règles d’entrée au pays, dont la quarantaine obligatoire, le début de 2021 n’est guère plus réjouissant pour l’industrie aérienne au pays. Les arrivées internationales au début du mois de février ont été quatre fois moins nombreuses qu’à pareille date en 2019 et en 2020. 

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