Dans l’univers musical de Tammy Verge | 24 heures
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Dans l’univers musical de Tammy Verge

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L’animatrice qu’on a aussi pu voir au théâtre ou en impro possède un riche bagage musical. Et elle emmagasine toujours!  

  • Texte: Stéphane Plante    
  • Dessin: Sébastien Dorion        

Tammy Verge a toujours soif de découvrir de nouveaux artistes qui auront le privilège de figurer dans ses listes de lecture aux thèmes des plus variés. 

Entre l’animation de Debout les comiques! à CKOI et ses Apéros Quiz, l’actrice originaire de Québec prend le temps de réécouter ses classiques tout en s’informant des dernières nouveautés d’ici et d’ailleurs. 

Tu as déjà chanté à quelques reprises dans le cadre de l’émission En direct de l’univers. Est-ce que ça t’a donné envie d’enregistrer des chansons?

Hahaha! Tellement pas! Dans mes fantasmes, oui. Il y a plein de moments de ma vie où j’ai pensé que ce serait le fun, d’être chanteuse. Mais je ne suis vraiment pas une chanteuse. J’ai pas la technique, j’ai pas une voix particulièrement intéressante. Cela dit, j’en ai rêvé secrètement.  

Tu as fait partie de nombreuses ligues d’improvisation. Est-ce qu’il y a une chanson que tu associes à un souvenir d’impro?

J’ai eu une équipe qui s’appelait le «36». On était présentés sur la toune d’Offspring, Pretty Fly For a White Guy. Chaque fois que j’entends cette toune-là, pour moi, c’est le 36 de Québec qui saute sur l’improvisoire. 

Qu’est-ce qui jouait dans la maison, quand tu étais jeune?

Barbara, Leonard Cohen, Gordon Lightfoot, Cat Stevens. Je me souviens aussi de la pièce Perhaps Love de Placido Domingo, avec John Denver. Aussi, Jim et Bertrand avec La tête en gigue, c’est vraiment l’album que j’associe le plus à mes parents. 

Le premier album que tu t’es procuré avec ton argent?

Je m’étais acheté Thriller, de Michael Jackson, en 1982, avec l’argent que j’avais reçu en cadeau de fête de mon parrain et de ma marraine. Sinon, j’avais aussi Rock 83. Là-dessus, t’avais Duran Duran, Steve Perry, de Journey. Cet album-là, je l’écoute encore en vinyle et, quand je l’écoute, j’ai huit ans à nouveau. 

Est-ce que tu te fais des playlists?

Énormément! Je fais une playlist chaque année. Pendant toute l’année, je vais ajouter des tounes que j’aime. Je vais peut-être en enlever d’autres. Ce ne sont pas nécessairement des tounes qui sont sorties en 2021. 

J’ai aussi ma playlist «Greatest Hits». C’est mes valeurs sûres. J’ai aussi ma playlist «Souper tranquille», que j’enrichis toujours. J’ai aussi «Party relax» et «Party rythme». Quand je reçois du monde, je mets «Party relax» pour partir la soirée et, un moment donné, je mets «Party rythme», qui est ma playlist de danse.

J’ai aussi ma playlist quand je suis en auto et que j’ai le goût de pleurer sur de vieilles tounes... 

J’aimerais savoir quelles chansons se trouvent là-dessus...

C’est sûr que Marie Carmen est là-dessus. Gérard Lenorman, Dalida, les BB, Le saule inconsolable d’Isabelle Boulay, Si je pouvais remixer ma vie de Ginette Reno, Nanette Workman, Céline Dion, Sensualité d’Axelle Red, Magnolias for Ever de Claude François, Voyage, voyage de Desireless, Les démons de Minuit d’Image, France Gall, Vanessa Paradis... 

Dans le cadre de ta carrière d’animatrice, quel chanteur aimerais-tu interviewer?

Plume Latraverse. C’est mon grand fantasme, mais il est tellement inaccessible que ça ne marchera jamais. C’est comme une fille qui tripe sur le gars qui veut rien savoir d’elle.  

Jean Leloup aussi. Il habite dans le même quartier que moi! Chaque fois que je le croise dans la rue, il est toujours en train de parler à la personne à côté de lui, mais la personne à côté de lui ne parle jamais. 

Un des spectacles les plus marquants que tu as vus?

Camille. J’ai vraiment aimé ça. Paul McCartney aussi. La dernière fois qu’il est venu, je suis allée le voir avec ma mère. J’avais eu de la difficulté à trouver des billets. Je les ai achetés à quelqu’un d’autre. Un peu trop cher. Mais c’était Paul McCartney!  

J’ai vu Cat Stevens à Toronto. Il faut savoir que Cat Stevens ne vient jamais en Amérique. Et là, il est venu au Massey Hall, à Toronto. J’ai réussi à avoir des billets. J’étais cachée derrière la colonne. J’ai fait un aller-retour à Toronto. J’ai pleuré tout le long. C’est le plus grand spectacle que j’aie vu de ma vie. 

On dit que, durant la pandémie, les gens ont écouté plus de musique. Est-ce que c’est ton cas?

J’ai toujours eu des vinyles dans la maison. Mais pendant la pandémie, ça s’est amplifié. Je pense que je deviens une obsessive compulsive. Je vais sur Discogs, sur Market Place. Je vais aux 33 Tours pour voir leurs nouveaux arrivages. 

As-tu fait des découvertes au cours de la dernière année?

J’ai fait, plutôt, des redécouvertes. J’ai le livre Les 1001 albums qu’il faut avoir entendus dans sa vie. Je les passe un par un. J’ai acheté What’s Going On? de Marvin Gaye. J’ai les albums de Joni Mitchell et Carole King. Et je suis en amour avec Fleetwood Mac. 

Aussi, Clay and Friends, Mon Doux Saigneur, tous ces bands québécois, je pourrais les écouter jusqu’à plus soif. 

Est-ce que tu avais des billets pour un spectacle qui a été annulé à cause de la pandémie?

J’allais voir Dumas pour son show autour de l’album Le cours des jours. Aussi, Plume Latraverse, je devais aller le voir le printemps dernier.  

Un artiste international que tu ne manques jamais quand il vient à Montréal?

Si tu me dis que Mickey 3D s’en vient, j’y vais! Ou Louise Attaque. Benjamin Biolay, aussi. J’aime beaucoup son dernier album, Grand Prix, avec sa toune Comment est ta peine? Si Vanessa Paradis venait ici, je serais là!  

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