Doordash et Uber Eats: Québec va limiter les frais facturés aux restaurateurs par les entreprises de livraison | 24 heures
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Doordash et Uber Eats: Québec va limiter les frais facturés aux restaurateurs par les entreprises de livraison

Image principale de l'article Limitation des frais facturés aux restaurateurs
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Québec veut limiter à 15% de la facture avant taxe le montant qu'une entreprise de livraison comme Doordash ou Uber Eats peut demander à un restaurateur.

C'est ce que prévoit le projet de loi présenté jeudi par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne. 

Ces frais, qui pouvaient atteindre parfois jusqu’à 30% d’une facture, avaient été décriés par les restaurateurs au plus fort de la crise, puisque la livraison était alors un des seuls moyens, pour eux, de continuer à fonctionner.

Si elle est adoptée dans sa forme actuelle, la loi proposée par le ministre Lamontagne serait en vigueur jusqu’à la levée de l’état d’urgence sanitaire sans cesse renouvelé par le gouvernement depuis mars 2020.

Elle va d’ailleurs plus loin que le projet de loi présenté par le Parti libéral du Québec, puisqu’elle s’applique aussi aux frais facturés par les applications de livraison aux chaînes de restaurants comme St-Hubert ou la Cage.

Rappelons que les géants américains Uber Eats et Doordash avaient tenté de s’entendre avec le gouvernement en proposant de réduire eux-mêmes leurs tarifs pour éviter de se faire forcer la main.

Au courant des négociations, ils avaient demandé au gouvernement de s'engager par écrit à ce qu'il n'y ait pas de législation à leur endroit, ce qui a été jugé irrecevable.

Selon les informations obtenues à ce moment par l’Agence QMI, Uber Eats et Doordash proposaient de baisser de 2 à 3% les frais facturés aux restaurateurs, ce qui n’était pas suffisant aux yeux de Québec.

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