Acheter une première maison, c’est encore possible : ils l’ont fait | 24 heures
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Acheter une première maison, c’est encore possible : ils l’ont fait

Maude Boutet et Randy Santandrea devant leur maison de Terrebonne.
Joël Lemay / Agence QMI

Maude Boutet et Randy Santandrea devant leur maison de Terrebonne.

Est-ce que ça vous arrive de regarder les maisons à vendre sur internet en ayant l’impression que vous ne pourrez jamais être propriétaire? Ne vous découragez pas : plusieurs premiers acheteurs réussissent encore à mettre la main sur un logis qui fait leur affaire. En voici quelques exemples.

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Maude et Randy, Terrebonne      

Maude Boutet et Randy Santandrea devant leur maison de Terrebonne.

Joël Lemay / Agence QMI

Maude Boutet et Randy Santandrea devant leur maison de Terrebonne.

Maude Boutet et Randy Santandrea sont encore dans leur vingtaine et déjà propriétaires.  

Le couple a passé l’année 2020 dans un appartement montréalais, sans terrain. Les amoureux ont décidé de faire le saut vers la banlieue quand ils ont réalisé que Randy, qui travaille dans le domaine des effets visuels, s’enlignait pour rester en télétravail. 

«C’est quelque chose qui ne serait jamais arrivé sans la pandémie», précise d’emblée Maude, recherchiste pour une radio. 

Le couple a été témoin de la compétition féroce du marché immobilier dans le grand Montréal. «On a fait des offres sur des maisons où on se rendait compte qu’il y avait 28 offres en tout, on n’avait aucune chance», raconte Maude.  

Mais Randy et elle ne se sont pas découragés. Après plusieurs visites, ils ont réussi à acheter à Terrebonne.  

Pour obtenir la maison, le couple a dû faire une surenchère de 20 000 $. Le prix a été revu un peu à la baisse après l’inspection, la plomberie nécessitant des rénovations. Au final, leur maison leur aura coûté 375 000 $. 

Felipe et sa famille, Val-David       

Courtoisie

Acheter une maison à Montréal était le projet de Felipe et sa famille. Mais l’explosion des prix les a amenés à se rediriger en région, et c’est tant mieux.  

L’appartement du Plateau-Mont-Royal où Felipe, sa conjointe et sa fille de quatre ans habitaient était rendu trop petit pour la famille. En plus, le loyer avait plus que doublé en quelques années.  

«La COVID a accéléré notre choix», dit l’animateur graphique.  

«On a vite compris que si tu n’as pas 700 000 $, tu ne peux pas acheter à Montréal», regrette-t-il. La pression de la concurrence les a aussi fait fuir la ville : à chaque visite, on les sommait de prendre une décision dans la même journée. 

Pendant quelques semaines de confinement, la famille est allée s’installer chez des proches, à Val-David, dans les Laurentides. Ç’a été le déclic : ils ont été les seuls à faire une offre d’achat – à la baisse – sur une maison, et l’ont obtenue pour 220 000 $.  

L’espace qu’ils ont est impensable à Montréal. «J’aurais dû dépenser un million pour la même chose», dit Felipe. 

Vanessa et Vincent, Bromont      

Vincent Duquette et Vanessa de Montigny ont acheté une maison à Bromont.

Courtoisie

Vincent Duquette et Vanessa de Montigny ont acheté une maison à Bromont.

Une certitude habitait Vanessa de Montigny et Vincent Duquette : 2020 serait l’année où ils allaient devenir propriétaires. En revanche, «jamais on n’aurait pensé se faire bâtir», avoue Vincent.  

Le couple souhaitait d’abord acheter un logement près de Chambly, mais a vite déchanté. «Les prix sont boostés au boutte pour les maisons unifamiliales», lance Vincent.  

Sa conjointe et lui ont fait une offre sur une maison à Rougemont, avec une surenchère de 6000$. Ce n’était pas assez : la maison s’est vendue environ 30 000$ de plus. «On n’était même pas proches. Ça nous a vraiment découragés», se rappelle Vincent.  

Puis, le couple a revu ses critères et accepté de s’éloigner. Au cours d’une visite à Bromont, ils tombent sur un quartier en construction. «On s’est informés sur le projet, on a rencontré l’agent immobilier et c’était ça. On a signé juste avant Noël», raconte Vincent.  

Pour environ 360 000 $, le couple va pouvoir bâtir une maison à son image; et avec le télétravail, faire l’aller-retour de temps en temps n’est pas une grosse contrainte.  

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