Émile Bilodeau veut panser nos plaies collectives avec son prochain album | 24 heures
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Émile Bilodeau veut panser nos plaies collectives avec son prochain album

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Le prochain album d’Émile Bilodeau a été écrit comme on concocte un baume qu’on veut mettre sur une plaie. Ça ne veut pas dire que ce disque, prévu pour l’automne, sera moins engagé que ses précédents.

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«Moi, si je faisais juste de la musique pour faire de la musique, je n'aurais plus de plaisir. Si j'arrêtais de regarder ma société, mes amis, mes sentiments, ce qui découle du vivre-ensemble, ma musique n'aurait plus le même poids et je pense que les gens auraient de la misère à s'y reconnaître», lance l'auteur-compositeur-interprète. 

Clairement, depuis mars 2020, les sources d'inspiration ne manquent pas; Émile Bilodeau a puisé à fond dans l'actualité et les mouvements sociaux pour écrire son troisième album. «C’est très lié à la pandémie qu’on a vécue. J’espère que cet album-là va panser les plaies de tous les mouvements qu’on a connus, que ce soit le mouvement féministe, ceux qui ont manifesté contre le racisme systémique, l’isolement, la maladie mentale... ce sont des thèmes qui sont très proches de moi», affirme-t-il. 

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Plus sombre 

Côté arrangements, cet album sera plus sombre, moins rock et enjoué que son précédent, Grandeur mature -- dont la tournée se termine en ce moment avec la rediffusion sur internet d’un de ses concerts (ne manquez pas ça, c’est disponible sur YouTube jusqu’à dimanche!). 

Les titres de certaines chansons, qu'il évoque en entrevue, donnent une idée de ce à quoi s’attendre : L’île-solement, La jungle du capital, Petite nature ou encore Milles agneaux / milléniaux devraient faire partie de la liste.

«[En opposition à l'album précédent Grandeur mature], il y aura dans le nouvel album la notion de "petit", qui nous amène à la sensation de vulnérabilité, ce sentiment qu’on a partagé pendant la pandémie et avec l’isolement», dit-il. 

Des sons de chèvres 

Non seulement la nature sera partie prenante du champ lexical de l’album, on entendra carrément le «monde sauvage» sur l’album, affirme Émile Bilodeau, qui évoque même... des sons de chèvres. 

Chose certaine, il a vraiment hâte qu’on l’entende. 

«J’ai pas peur de crier à qui veut bien l’entendre que ça va être mon meilleur [album en carrière]. C’est particulier de dire ça, parce que c’est mettre beaucoup de pression sur ceux que je vais sortir après – j’ai le goût de faire ce métier-là encore longtemps –, mais je pense qu’il faut quand même savoir reconnaître que j’ai mis beaucoup d’amour dans cet album-là», dit-il.  

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