Manif pour la justice climatique à Montréal | 24 heures
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Manif pour la justice climatique à Montréal

Thomas Lecuyer
Gabriel Beauchemin / 24 heures

Thomas Lecuyer

Quelques centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Montréal, vendredi après-midi, pour dénoncer l'inaction des gouvernements dans la lutte aux changements climatiques.

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«Je trouve ça révoltant qu’on puisse même envisager un projet comme GNL Québec en 2021, avec tout ce qu’on sait sur la crise climatique», se désolait Francis Lussier-Charron, qui s'était déplacé pour l'occasion.

Francis Lussier-Charron

Gabriel Beauchemin / 24 heures

Francis Lussier-Charron

Il n'était pas le seul sur place à s'opposer à GNL Québec: les pancartes brandies par Suzanne Fortin et François Lépine étaient aussi claires à ce sujet.

«GNL, c’est juste une façon d’augmenter la quantité [de GES] qu’on va mettre dans l’atmosphère. C’est inacceptable qu’on se laisse faire, il faut absolument qu’on pense aux générations suivantes», s’indignait M. Lépine. 

Suzanne Fortin et François Lépine dénoncent le projet GNL Québec.

Gabriel Beauchemin / 24 heures

Suzanne Fortin et François Lépine dénoncent le projet GNL Québec.

Inquiets pour l'avenir   

Plusieurs jeunes prenaient part à la manifestation.

«Je fais partie de ces jeunes qui se posent vraiment la question à savoir si on va connaître la retraite et qui s’inquiètent du futur de tout le monde», faisait valoir Thomas Lecuyer, 23 ans. Sa pancarte portait la mention «J'ai peur», à côté du dessin d'une planète en feu. «On commence à être à bout de solutions.»

«Il y a encore beaucoup de changements à faire et on n’a pas encore gagné la bataille. Il faut changer ça au plus vite», expliquait pour sa part Valérie Éthier, dont la pancarte prônait le véganisme.

Valérie Éthier

Gabriel Beauchemin / 24 heures

Valérie Éthier

La cause sociale plus importante que jamais   

Outre les questions environnementales, les enjeux sociaux étaient aussi au cœur des revendications des manifestants présents. 

«Le racisme systémique et la discrimination de tout genre, il est urgent d’y mettre fin immédiatement. Parce que c’est notre environnement à tous qu’on doit défendre», a scandé lors d'un discours Aimé Claude, de Debout pour la dignité, sous les cris d’encouragement de la foule. 

Manif calme  

C'est sous un ciel bleu que les manifestants ont commencé à défiler, vers 16h, dans les rues de la métropole. L'ambiance était très festive; des personnes de tous âges et de tous les horizons étaient réunies. Des percussionnistes se chargeaient d'agrémenter l'ambiance générale.

Gabriel Beauchemin / 24 heures

La manifestation se déroulait dans le calme et les policiers étaient bien présents, autant à vélo qu'à cheval, pour surveiller le déplacement de la foule. 

Vers 18 heures, les participants ont commencé à se dissiper tranquillement. 

Chelssy Dessaillers et Marianne Cossette-Labrosse

Gabriel Beauchemin / 24 heures

Chelssy Dessaillers et Marianne Cossette-Labrosse

Simultanément, des rassemblements avaient lieu dans les villes de Québec et de Sherbrooke. 

Des manifestations du même genre se tenaient aussi dans d'autres pays à travers le monde vendredi, notamment en France, en Belgique, en Allemagne, en Ouganda et au Pakistan. 

Plusieurs revendications        

Plusieurs groupes militants, dont la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES), le collectif Mashk Assi, Debout pour la dignité et Justice climatique Montréal, réclament «un projet de société commun liant l'action écologique à la justice sociale et à la décolonisation à l'occasion de la journée mondiale de mobilisation climatique», ont-ils indiqué par communiqué avant la manif. 

Ils souhaitent notamment une société carboneutre d’ici 2030, la souveraineté ancestrale des Premiers Peuples et la protection de la Terre-Mère ainsi que l’abandon du projet de gazoduc GNL et le définancement de la police.

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