Le syndicat des infirmières congédiées pour discrimination alléguée veut les réintégrer au travail | 24 heures
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Le syndicat des infirmières congédiées pour discrimination alléguée veut les réintégrer au travail

Jocelyne Ottawa dit avoir été victime de discrimination vendredi dernier au CLSC de Joliette.
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Jocelyne Ottawa dit avoir été victime de discrimination vendredi dernier au CLSC de Joliette.

Après avoir qualifié de «politique» le congédiement des deux infirmières du CLSC de Joliette qui auraient insulté, vendredi dernier, Jocelyne Ottawa, une femme autochtone, le représentant syndical, Stéphane Cormier, a indiqué à TVA Nouvelles qu’il va se battre pour réintégrer les deux ex-employées dans leurs fonctions. 

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M. Cormier déposera en effet des griefs aussitôt qu’il aura en main la lettre de congédiement des infirmières, document qu’il n’a toujours pas reçu. Il déplore l’absence d’enquête de la part des patrons des ex-infirmières pour en arriver à ce résultat.

«Tout le monde crie à l’injustice dans Lanaudière face à ce congédiement. On ne minimise pas ce que Mme Ottawa a senti ou dit, on reconnaît qu’il y a un fossé, mais ça prend une enquête publique. Il aurait dû y avoir un temps d’arrêt et de discussion avant ce congédiement. Il s’agit ici de très bonnes infirmières, appréciées par leurs consœurs, mais aussi par des médecins», a déploré Stéphane Cormier, vendredi.

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Lors de la rencontre avec l’employeur, seulement six questions auraient été adressées à l’une des infirmières. L’employeur n’aurait pas attendu d’avoir la version de l’autre infirmière avant de congédier la première.

Incident concernant le téléphone de Jocelyne Ottawa

Jocelyne Ottawa qui avait été traitée pour une blessure au pied avait, selon toute vraisemblance, de la difficulté à se déplacer au CLSC de Joliette.

Son téléphone cellulaire serait tombé par terre et l’une des infirmières l’aurait récupéré en lui promettant de lui remettre une fois qu’elle serait plus solide sur ses pieds.

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Selon le syndicat, il n’y aurait eu en aucun temps du chantage relatif au vol de ses données personnelles.

Stéphane Cormier tient à préciser que les deux infirmières ont suivi la formation visant à établir de meilleurs liens avec la communauté atikamekw.

«Les infirmières congédiées auraient essayé de poser des questions pour créer un lien avec une femme timide et non pour la ridiculiser», a expliqué M. Cormier.

Incident concernant l’utilisation du prénom Joyce

Dans le but d’établir un lien avec la patiente, l’une des infirmières aurait dit à Jocelyne Ottawa: "Vous prénomme-t-on Joyce au sein de votre communauté?" Mais son intention n’était pas de faire allusion à Joyce Echaquan, selon M. Cormier.

Les deux ex-infirmières souhaitent rétablir leur réputation.

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