Les Québécois de plus en plus opposés au projet GNL Québec | 24 heures
/environment

Les Québécois de plus en plus opposés au projet GNL Québec

Image principale de l'article GNL Québec: les Québécois de plus en plus opposés
Photo d'archives, AGENCE QMI
  • Plus de la moitié des Québécois (52%) ont une opinion «défavorable» du projet GNL Québec
  • GNL Québec veut construire un pipeline pour acheminer du gaz naturel de l'Ouest canadien vers une usine de liquéfaction au Saguenay
  • Les jeunes de 18 à 35 ans et les francophones sont plus enclins à s'opposer au projet

Les Québécois sont de plus en plus opposés au projet de gazoduc et terminal méthanier à Saguenay, conclut un sondage réalisé par la firme Léger pour le compte d'une coalition d'organismes environnementaux. 

• À lire aussi: GNL Québec serait-il dangereux pour la santé des Canadiens?

• À lire aussi: C’est quoi, au juste, GNL Québec?

Selon le coup de sonde dévoilé mardi, plus de la moitié des Québécois (52 %) ont une opinion «défavorable» du projet GNL Québec de construire un pipeline gazier, Gazoduq, pour acheminer du gaz naturel de l'Ouest canadien jusqu'à une usine de liquéfaction, Énergie Saguenay, en vue de l'exporter.

Du nombre, 28 % des répondants ont même soutenu avoir une opinion «très défavorable» du projet, un taux qui supplante l'ensemble des réponses «favorables» et «très favorables» exprimées par 27 % des personnes sondées. Parmi elles, seuls 6 % des répondants se sont dits «très favorables» au projet.

Photo courtoisie

Lors d'un précédent sondage sur le sujet, en novembre dernier, 34 % des Québécois se disaient favorables au projet, contre 46 % qui s'y opposaient.

Les jeunes de 18 à 35 ans et les francophones sont plus enclins à s'opposer au projet, tandis que les hommes, particulièrement les retraités, les habitants de la région de Québec, les non-francophones et les personnes ayant un revenu annuel supérieur à 100 000 $ étaient plus enclins à l'appuyer, montrent les données compilées par Léger.

«Il ne fait aucun doute que les appuis à GNL/Gazoduq continuent de fondre et que le projet ne rencontre pas les critères de l’acceptabilité sociale. Les résultats du sondage montrent aussi que plus les gens connaissent le projet, plus ils y sont opposés», ont conclu les groupes environnementaux en réclamant que le gouvernement Legault refuse le projet.

Peu connu

Les données sont cependant à prendre avec un grain de sel puisqu'à peine 42 % des répondants ont reconnu avoir entendu parler du projet de GNL Québec, contre 58 % qui n'en ont pas entendu parler dans les derniers mois. Il s'agit néanmoins d'une hausse de la notoriété du projet, qui était connu de seulement 31 % des répondants en novembre dernier.

Les jeunes, les femmes et les habitants du Grand Montréal sont ceux qui avaient le moins entendu parler du projet. Les personnes ne parlant pas français sont particulièrement peu au fait du dossier, 83 % d'entre elles n'en ayant pas entendu parler.

En contrepartie, les hommes, les gens de plus de 55 ans et la population de la région de Québec sont plus au fait du dossier que la moyenne.

Le sondage a été mené en ligne auprès de 1002 Québécois, du 19 au 21 mars.

Une vidéo qui pourrait aussi vous intéresser: 

s

À lire aussi

Et encore plus