Moins de sommeil, tristesse, problèmes de concentration: attention à votre utilisation des médias sociaux | 24 heures
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Moins de sommeil, tristesse, problèmes de concentration: attention à votre utilisation des médias sociaux

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Moins de sommeil, épisodes de tristesse, problèmes de concentration: les médias sociaux occupent une place prépondérante dans nos vies, ce qui n’est pas sans conséquence pour notre bien-être et notre santé. Voici ce que révèle une nouvelle étude de Statistique Canada à propos de l'impact de ces plateformes sur nos vies.

Moins de sommeil   

Environ 20% des Canadiens disent avoir accumulé moins d’heures de sommeil et avoir été plus sédentaires en raison de leur utilisation des médias sociaux.

Pour arriver à ce constat, Statistique Canada s’est penché sur les données de l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’internet (ECUI) de 2018.

Voici ce que révèle l'enquête:   

  • 19% des répondants âgés de 15 à 64 ans ont perdu le sommeil dans les 12 mois ayant précédé l'enquête  
  • 22% des répondants ont moins bougé   
  • 18% des répondants ont eu des problèmes de concentration pour accomplir des tâches ou des activités   
  • Entre 12 et 14% des répondants ont dit avoir eu des expériences émotionnelles négatives ou s’être sentis anxieux, déprimés, frustrés, en colère ou envieux du sort des autres     

Plus d'impacts chez les plus jeunes  

L’âge est «un important facteur dans l'association entre l'utilisation des médias sociaux et les expériences négatives». 

Donc, plus on est jeune, plus les impacts liés notamment au sommeil, aux épisodes de tristesse ou aux problèmes de concentration sont importants. 

Trois comptes et plus: attention!  

Lors de l’enquête de 2018, près de quatre Canadiens sur cinq branchés sur une base régulière avaient au moins un compte de médias sociaux comme Facebook ou Twitter. C’était le cas de 68% des quinquagénaires et des gens au début de la soixantaine, mais on parlait d’une proportion grimpant à 90% chez les ados et les gens dans la vingtaine ou au début de la trentaine.

Plus de 50% des 15 à 24 ans avaient même trois comptes de médias sociaux et plus, «et cette “intensité” accrue d'utilisation était un facteur à l'origine de différences par rapport aux [...] plus âgés», a-t-on souligné.

«Dans l'ensemble, les utilisateurs de médias sociaux ayant trois comptes ou plus étaient trois fois plus nombreux à déclarer des expériences négatives, dont la perte de sommeil, la difficulté à se concentrer, les sentiments d'anxiété et de dépression et le sentiment d'être envieux de la vie des autres, que les utilisateurs qui avaient un seul compte», a-t-on mis en contexte.

Statistique Canada a aussi observé, entre les hommes et les femmes, des «différences modestes, mais significatives» liées à l’utilisation des médias sociaux, les femmes étant en fin de compte plus touchées par les impacts négatifs.

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