Justin Trudeau accuse Vladimir Poutine d’être responsable de «choses terribles» | 24 heures
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Justin Trudeau accuse Vladimir Poutine d’être responsable de «choses terribles»

Le premier ministre Justin Trudeau (droite) et le président de la Russie Vladimir Poutine (gauche) lors d'un forum à Paris en France en 2018. Le 24 mars 2021, Trudeau a affirmé que Poutine était responsable «de choses terribles», mais n'a pas qualifié ce dernier de «tueur» comme l'avait fait le président américain Joe Biden.
AFP

Le premier ministre Justin Trudeau (droite) et le président de la Russie Vladimir Poutine (gauche) lors d'un forum à Paris en France en 2018. Le 24 mars 2021, Trudeau a affirmé que Poutine était responsable «de choses terribles», mais n'a pas qualifié ce dernier de «tueur» comme l'avait fait le président américain Joe Biden.

  • Pour Justin Trudeau, «Poutine n'est ni un soutien, ni un ami»
  • Il n'est pas allé jusqu'à qualifier le président russe de «tueur», comme l'a fait Joe Biden
  • Ottawa a annoncé des sanctions contre des responsables russes en lien au traitement infligé à l'opposant Alexeï Navalny   

Vladimir Poutine est «responsable de toutes sortes de choses terribles», a commenté mercredi Justin Trudeau, sans aller jusqu'à qualifier le président russe de «tueur» comme l'a fait Joe Biden. 

• À lire aussi: Joe Biden accuse Vladimir Poutine d'être «un tueur»

M. Trudeau, peu habitué à critiquer les autres dirigeants en public, était interrogé sur les récents propos du président américain visant son homologue russe.

«Que ce soit l'invasion de la Crimée, les importantes cyberattaques dont il est responsable et la tentative de déstabiliser nos démocraties, je suis certain qu'il est responsable de toutes sortes de choses terribles parce que son comportement continue de le démontrer», a-t-il commenté lors d'une interview sur la chaîne Sirius XM.

Interrogé pour savoir s'il considérait lui aussi M. Poutine comme un «tueur», M. Trudeau a toutefois reconnu qu'il n'avait «pas d'information» lui permettant de l'affirmer.

M. Trudeau a rappelé avoir rencontré le président russe à quelques reprises à l'étranger depuis qu'il est devenu premier ministre en 2015.

«J'ai toujours eu l'impression qu'il vous regardait et qu'il vous disait ce qui l'arrange à un moment donné», a-t-il déclaré. «Ce que le monde occidental ou le Canada pensent de lui ne l'intéresse pas particulièrement».

M. Poutine n'est «ni un soutien ni un ami» du Canada, conclut M. Trudeau. «Nous devons rester lucides et clairvoyants dans notre façon de l'approcher».

De nouvelles sanctions d'Ottawa 

Quelques heures plus tôt, Ottawa avait annoncé de nouvelles sanctions contre neuf responsables russes pour protester contre le traitement infligé au principal opposant de M. Poutine, Alexeï Navalny.

Alexeï Navalny, 44 ans, est revenu en Russie en janvier d'une convalescence en Allemagne, après un empoisonnement dont il tient le président russe Vladimir Poutine pour responsable.

Il a été arrêté dès son arrivée et fait désormais face à sa première longue peine de prison en près d'une décennie de démêlés avec les autorités.

Lors d'une interview sur la chaîne ABC la semaine dernière, le président Biden avait dit penser que Vladimir Poutine était «un tueur» et a promis qu'il paierait «le prix» de ses actes, provoquant la première crise diplomatique de son mandat.