Le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 efficace à 76%: ce qu’il faut savoir sur la dernière controverse | 24 heures
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Le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 efficace à 76%: ce qu’il faut savoir sur la dernière controverse

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AFP
  • AstraZeneca annonce que son vaccin est efficace à 76% contre les cas symptomatiques 
  • Le laboratoire s’était engagé à fournir des données récentes au régulateur américain supervisant les essais cliniques 
  • L’Institut national des maladies infectieuses et des allergies avait critiqué des données potentiellement «obsolètes» sur le vaccin  

Le vaccin contre la COVID-19 d’AstraZeneca est efficace à 76% contre les cas symptomatiques, a annoncé le laboratoire suédo-britannique. Retour sur la dernière controverse entourant le vaccin aux États-Unis.

Un vaccin efficace à 76%  

AstraZeneca a annoncé, mercredi soir, que son vaccin est efficace à 76% contre les cas symptomatiques, après la mise à jour de ses données issues d’un essai clinique aux États-Unis, au Pérou et au Chili. 

Photo AFP

Le laboratoire a également annoncé que l’efficacité de son vaccin était de 100% pour prévenir les cas graves de COVID-19, un chiffre similaire à celui annoncé précédemment.

Les résultats de «l’analyse primaire des essais de phase III [du vaccin] aux États-Unis ont confirmé que [son] efficacité était cohérente» avec les données annoncées lundi, a affirmé AstraZeneca dans un communiqué.

Des données potentiellement «obsolètes» 

AstraZeneca s’était engagé mardi à fournir des données récentes au régulateur américain supervisant les essais cliniques, qui avait critiqué des données potentiellement «obsolètes» sur son vaccin anti-COVID, annoncé alors efficace à 79% pour prévenir les cas symptomatiques.

Après la publication de résultats de ces essais lundi, l’Institut national des maladies infectieuses et des allergies [NIAID], qui supervise des essais cliniques de vaccins aux États-Unis, avait exprimé sa «préoccupation» quant au fait que le laboratoire suédo-britannique ait pu «utiliser des informations obsolètes» dans le cadre de ses essais. Cela pourrait, selon le NIAID, aboutir à «une estimation incomplète de l’efficacité» du vaccin.

Les autorités américaines avaient demandé plus de données sur des essais de phase III menés sur le territoire américain.

Pas encore autorisé aux États-Unis 

Utilisé au Canada et dans de nombreux pays dans le monde, le vaccin développé par AstraZeneca et l’Université d’Oxford n’est pas encore approuvé aux États-Unis. 

Dans le cadre de l’opération «Warp Speed» lancée au printemps 2020 par l’administration Trump pour soutenir le développement d’un vaccin contre la COVID-19, une commande de 300 millions de doses avait été passée à AstraZeneca, beaucoup plus que le nombre initialement commandé à Pfizer/BioNTech, Moderna ou Johnson & Johnson (100 millions chacun), les trois vaccins actuellement autorisés aux États-Unis.

De nouveaux contrats ont depuis été passés petit à petit, si bien que les États-Unis auront reçu assez de doses de ces trois vaccins pour pouvoir vacciner l’ensemble des adultes américains d’ici fin mai, a promis le gouvernement Biden.

L'utilisation suspendue dans plusieurs pays  

Ce mois-ci, plusieurs pays avaient suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca par crainte qu’il ne provoque des caillots sanguins, parfois mortels. 

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Jeudi dernier, l’Agence européenne des médicaments (EMA) l’a pourtant jugé «sûr et efficace» et l’utilisation du vaccin a repris dans certains pays.

Le Danemark prolonge de trois semaines la suspension  

Le Danemark prolonge de trois semaines la suspension du vaccin AstraZeneca dans son programme d’immunisation contre la COVID-19, pourtant déclaré «sûr et efficace». 

«Nous avons aujourd’hui décidé d’étendre notre suspension de trois semaines», a dit lors d’une conférence de presse le directeur de l’Agence nationale de santé, Søren Brostrøm, expliquant avoir besoin de «plus de temps» pour exclure entièrement un lien entre les quelques cas connus de caillots sanguins rares, mais graves, et le vaccin d’AstraZeneca.

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