L’éruption en Islande pourrait durer beaucoup plus longtemps que prévu: suivez l'évolution du phénomène en direct | 24 heures
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L’éruption en Islande pourrait durer beaucoup plus longtemps que prévu: suivez l'évolution du phénomène en direct

Image principale de l'article L’éruption en Islande pourrait durer longtemps
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  • Les experts s’attendaient au départ à ce que l’éruption soit brève, de l’ordre de quelques jours
  • Mais l'éruption pourrait finalement durer plusieurs semaines (peut-être plus)
  • L’Islande est la zone volcanique la plus vaste et la plus active d’Europe

Fagradalsfjall | L’éruption en cours en Islande révèle ses premiers secrets et les vulcanologues envisagent désormais qu’elle dure plusieurs semaines, voire beaucoup plus.

Suivez l'éruption en direct:

De quelques jours... à plusieurs semaines

Sur les flancs du mont Fagradalsfjall à seulement 40 kilomètres de la capitale Reykjavik, les experts s’attendaient au départ à ce que l’éruption soit brève, de l’ordre de quelques jours.

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Mais en raison de la constance du flux de lave et après l’analyse des premiers échantillons de magma, l’hypothèse d’un phénomène plus long prend de l’ampleur.

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«Le débit est similaire depuis le début de l’éruption» vendredi dernier, note Freysteinn Sigmundsson, géophysicien à l’Institut des sciences de la Terre. «Cela signifie que nous commençons à nous demander si cela pourrait éventuellement être une éruption de longue durée», explique-t-il à l’AFP.

Un flot relativement faible et paisible  

Loin des redoutables éruptions explosives, le flot de lave relativement faible et paisible qui coule depuis vendredi soir fait le bonheur de milliers de curieux venus approcher ce spectacle sublime, même si l’accès est ponctuellement bloqué lorsque les gaz toxiques sont en excès ou en raison des conditions météo.

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Ici, le magma sort selon les calculs préliminaires à près de 1190 degrés. Les spectateurs les plus inventifs tentent d’y faire griller des saucisses, du bacon ou des guimauves, mais la température n’est pas toujours facile à maîtriser.

Du magma d'une source à 15 hm de la surface 

L’étude scientifique de la pression de cette plus jeune roche basaltique d’Islande suggère que le magma provient d’une source très profonde, à près de 15 kilomètres sous la surface.

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Un magma dit primaire, c’est-à-dire en provenance directement du manteau terrestre supérieur, du jamais vu dans cette région depuis des milliers d’années.

Pas de menace significative 

«La plupart des magmas se dirigent vers la croûte en créant leurs propres lignées et en évoluant. Ce magma monte tout droit», explique le vulcanologue Thorvaldur Thórdarson.

Surtout, le flux de circulation souterraine est similaire à celui de sortie à la surface, ce qui accrédite l’idée d’un scénario plus long, explique-t-il à l’AFP.

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Avec de telles données, «à mon sens, cette éruption a le potentiel pour se maintenir assez longtemps», ajoute le spécialiste.

Du fait de la configuration du site, une cuvette naturelle dans une zone inhabitée, une éruption longue au rythme actuel ne pose pas de menace signicative pour les environs, selon les experts. Ils estiment qu’il faudrait par exemple des semaines avant que la lave n’atteigne la route la plus proche.

Le début d'une nouvelle période d'activité?

Si l’Islande est la zone volcanique la plus vaste et la plus active d’Europe, jamais depuis le XIIIe siècle la lave n’avait coulé dans la péninsule de Reykjanes.

Un réveil volcanique dans le secteur après huit siècles de sommeil peut signifier une nouvelle période d’activité pendant des décennies ou plus, ont déjà prévenu les spécialistes.

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Voilà un peu plus d’un an qu’une activité sismique, qui s’était soudainement intensifiée depuis un mois, suggérait que le magma pointait son nez dans la péninsule, célèbre pour abriter les eaux chaudes et turquoises du «Blue Lagoon».

Deux cratères en formation 

À une dizaine de kilomètres de la petite ville la plus proche, le port de pêche de Grindavik, le site de l’éruption dans la vallée de Geldingadalur devient chaque jour plus spectaculaire.

Les jours passent et le magma incandescent en retombant forme des monticules de lave refroidie, créant deux petits cratères appelés cônes de projection, dont le plus haut atteint 20 mètres.

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Le site, déjà visité par des milliers de personnes, est relativement sûr, même si les rejets toxiques du volcan sont sous surveillance.

Selon l’institut météorologique d’Islande, la concentration de dioxyde de soufre (SO2) peut dépasser 9.000 μg/m3, soit 450 fois la moyenne sur 24 heures recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé.

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