Le tricot est redevenu à la mode avec la pandémie et les ventes en ligne de laine explosent | 24 heures
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Le tricot est redevenu à la mode avec la pandémie et les ventes en ligne de laine explosent

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Photomontage: Alexandre Pellet

Le tricot est redevenu à la mode, et ce, en mode 2.0. Des entreprises québécoises spécialisées en tricotage ont vu leurs ventes en ligne exploser pendant la pandémie. Les Québécois sont devenus de véritables adeptes du tricotage et trois compagnies en témoignent.

L’unique fabricant de fils de laine au Québec, Filature Lemieux, a connu une véritable croissance de ses ventes en ligne.

«On a eu un regain de 300%. On a lancé notre magasin en ligne en 2017. On sentait une bonne croissance depuis 2018. C’était une croissance tranquille qui augmentait de 5% par année», explique Serge Lemieux, Président de Filature Lemieux.

L’entreprise qui se situe en Beauce et qui se spécialise depuis 115 ans dans le domaine du tissage artisanal remarque un retour de la popularité du tricot.

«En 2020 avec la pandémie et le confinement, on a vu l’intérêt des gens pour l’art en général et le désir de se trouver différents passe-temps comme le tricot. On a tout de suite senti le pouls de la demande des boutiques qui achète nos fils à tricot. Les ventes se sont mises à doubler et à tripler», raconte-t-il.

Un scénario semblable s’est dessiné pour Jennifer Bernatchez, fondatrice de la boutique en ligne de Patrons et créations au crochet faits au Québec Akroche Tatuk.

«Aussitôt que la pandémie a commencé, les gens cherchaient des passe-temps, d’autres activités... Mes fournisseurs de fils aux États-Unis n’avaient plus aucun stock. Il y avait tellement une augmentation de la demande que l’on n’était plus capable de fournir », constate Mme Bernatchez, en affaires depuis 9 ans.

L’entreprise a obtenu son plus gros chiffre d’affaires, soit une augmentation de 25% par rapport à l’an passé. «Je suis convaincue que c’est par rapport à la pandémie. C’est beaucoup! Comme j’ai une boutique en ligne, je crois que ç’a aussi aidé», remarque-t-elle.

Les bienfaits du tricot

Du côté de l’entreprise montréalaise La Maison Tricotée, l’engouement du tricot s’est aussi fait ressentir sur leurs plateformes web.

«Je n’avais jamais vu autant de personnes qui se sont mises au tricot. J’ai la chance d’être entourée d’une équipe créative qui a pu reproduire notre côté communautaire, c’est-à-dire donner des conférences sur le tricot et développer des cours totalement gratuits en ligne», dit Céline Barbeau, propriétaire de La Maison Tricotée.

«Avant la COVID, on parlait de quelques centaines de personnes présentes en ligne et durant la COVID, c’est devenu des milliers de personnes et pas seulement à Montréal, mais partout dans le monde. C’est sûr que leur présence en ligne a moussé les ventes», poursuit-elle.

Mme Barbeau, qui est également professeure de tricot, designer et conférencière explique ce nouveau phénomène par les bienfaits thérapeutiques du tricot.

«Le tricot c’est le nouveau yoga. Ça a été prouvé que durant la Deuxième Guerre mondiale, les soldats tricotaient pour calmer les chocs post-traumatiques», illustre-t-elle.

«Le tricot est un bienfait dans un contexte anxiogène. Ça montre le côté thérapeutique et ça peut lier des gens qui se sentent isolés sur les réseaux sociaux», conclut-elle.

 

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