Les variants de la COVID-19 dominants en avril au Québec, une troisième vague semble inévitable | 24 heures
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Les variants de la COVID-19 dominants en avril au Québec, une troisième vague semble inévitable

Image principale de l'article Une troisième vague semble inévitable au Québec
Photo Agence QMI, Joël Lemay
  •  Une troisième vague causée par le variant britannique semble inévitable, selon l'INSPQ 
  • En avril, les variants sous surveillance au Québec deviendront dominants 
  • Les mesures sanitaires permettent de contrôler la souche classique de la COVID-19  

Sans un coup de barre important, une troisième vague causée par le variant britannique semble inévitable au Québec, révèlent des données de l'INSPQ, qui affirme que les assouplissements récents n’ont pas aidé au contrôle de la pandémie.

Les variants dominants en avril 

Dès le début du mois d’avril, les variants sous surveillance au Québec deviendront dominants, c’est-à-dire qu’ils représenteront plus de 50% des cas détectés, démontrent les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). 

Les mesures permettent de contrôler la souche classique  

Selon les modélisations de l'INSPQ, les mesures sanitaires actuelles permettent de contrôler la souche classique de la COVID-19, tandis que les variants (et principalement le variant britannique) sont en hausse.  

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Tout en se montrant prudent sur la façon de qualifier la vague à venir, Gaston De Serres, épidémiologiste de l’INSPQ, n’a pas caché son inquiétude lors d’un breffage, vendredi matin. «Je ne sais pas à quel moment on parlera de troisième vague, mais on a certainement une vague de variants qui est en mouvement depuis déjà quelques semaines et qui va nous amener à avoir plus de cas à court terme», a-t-il déclaré.  

À ses côtés, Mathieu Maheu-Giroux, épidémiologiste à l’Université McGill et collaborateur à l’INSPQ, a fait valoir qu’une troisième vague peut toujours être évitée avec une meilleure adhésion aux consignes sanitaires et selon les mesures qui seront imposées par Québec.  

Des assouplissements récents  

Questionné sur la décision récente du gouvernement, de faire passer des zones du palier rouge au palier orange, Gaston De Serres affirme que les restrictions des derniers mois ne suffisaient déjà pas à limiter la propagation des variants.  

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«De voir que même avant l’ouverture de certaines activités, on n’avait pas le contrôle sur les variants, ça n’augure pas bien pour la suite», dit-il.  

Mais le gouvernement doit tenir compte d’autres facteurs sociaux, a nuancé M. De Serres pour expliquer les récents assouplissements.  

Les deux prochains mois s'annoncent difficiles  

Ce dernier estime que les Québécois doivent s’attendre à traverser une période difficile dans les deux prochains mois. Mais Gaston De Serres demeure optimiste pour l’été: la vaccination devrait permettre de reprendre le dessus sur la pandémie.  

D’ici là, le gouvernement Legault aura des décisions difficiles à prendre si la propagation du virus reprend de plus belle. Pour M. De Serres, la population peut encore contribuer à éviter une flambée des cas, en respectant les mesures sanitaires.  

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