Un bar de Montréal reçoit de la haine parce qu’il veut engager des employés qui ne nient pas l'existence de la pandémie | 24 heures
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Un bar de Montréal reçoit de la haine parce qu’il veut engager des employés qui ne nient pas l'existence de la pandémie

Club Unity sur le boulevard Ste Catherine - Tourner des bars, a Montreal, vendredi le 13 mars 2020. Sur la photo :
STEVE MADDEN/AGENCE QMI
Photo Agence QMI, Steve Madden

Club Unity sur le boulevard Ste Catherine - Tourner des bars, a Montreal, vendredi le 13 mars 2020. Sur la photo : STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Une employée du Club Unity, situé dans le Village, à Montréal, a été bombardée de commentaires négatifs après avoir publié une offre d'emploi dans laquelle elle disait ne vouloir engager que des gens qui ne nient pas l'existence de la pandémie.

L'offre d'emploi, publiée mardi par Sandrine Diiamond sur la page Facebook «Staff de Bar & Resto Montréal», se termine ainsi: «En raison de la nature du poste et des contacts étroits et réguliers avec un grand bassin de clientèle, le Unity ne considérera aucun candidat qui remet en question l'existence d’une pandémie ou qui ne désirerait pas être vacciné.» 

Capture d'écran prise sur la page Facebook Staff de Bar & Resto Montréal

Disons que ce passage n'est pas passé inaperçu. «La blague. Et la liberté de chacun? Ils acceptent pas vos idées donc [vous ne pouvez] pas travailler? Je vous souhaite bien du courage. Après on parle de tolérance et acceptation de la différence. Mdr», a commenté un internaute.

«Vous ne considérez pas les gens non vaccinés... dommage, mais je ne remets plus jamais les pieds là», a enchaîné un autre.

Sur les ondes du 98,5 FM, vendredi, Sandrine s’est dite «sous le choc» et peinée par les réactions négatives et les attaques. 

«Au final, tout ce qu’on veut, c’est d’être en sécurité, de ne plus avoir à vivre ça, de ne plus avoir de couvre-feu, a expliqué la directrice de la programmation du bar. Ce que je voulais, c’est savoir que mon staff est protégé et savoir que mes clients sont protégés.»

L’avocat de l’établissement, Me Vincent Saint-Loup, a insisté sur la légalité de cette offre d'emploi. 

«Le fait de nier une pandémie mondiale ne fait pas partie des 14 caractéristiques personnelles qui sont des motifs interdits de discrimination en matière d’embauche. Dans les motifs, effectivement, les convictions politiques se retrouvent là. Par contre, n’est pas une conviction politique le fait de nier l’existence d’une pandémie», a-t-il soutenu, toujours au 98,5 FM. 

«La liberté d’expression ne vous permet pas d’imposer votre vision des choses, vos opinions ou vos convictions à un employeur potentiel», a-t-il conclu.

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