Attention : ils se sont endettés en collectionnant des cartes de hockey | 24 heures
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Attention : ils se sont endettés en collectionnant des cartes de hockey

Image principale de l'article Quand les cartes de hockey mènent aux dettes
Benoit Gariépy / Agence QMI

Collectionner des cartes de hockey est un hobby très populaire, mais attention : il mène certaines personnes à l'endettement.

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Alain, un homme de 37 ans qui demeure à Blainville, a démarré en 2016 sa collection de cartes du hockeyeur québécois Jonathan Huberdeau. 

Il l’avoue : il s’est laissé emparer par cette frénésie. «Je n’avais pas de budget», raconte-t-il. À un certain moment, il dépensait environ 500$ par semaine en cartes, à un tel point qu’il a cumulé une dette de 10 000$. Des problèmes financiers liés à sa maison l’ont incité à se départir de ses cartes de hockey, mais ça n’effaçait pas les montants dépensés sur ses cartes de crédit. 

Alain, qui habite à Blainville, a réussi à adopter des attitudes plus saines qu'avant par rapport à sa collection de cartes de hockey. Ici on le voit en train de se faire signer une carte par le joueur du Canadien Nicholas Suzuki.

Courtoisie

Alain, qui habite à Blainville, a réussi à adopter des attitudes plus saines qu'avant par rapport à sa collection de cartes de hockey. Ici on le voit en train de se faire signer une carte par le joueur du Canadien Nicholas Suzuki.

Pour régler son problème, Alain consulte chez Gamblers Anonymes, ce pourquoi il nous a demandé de taire son nom de famille. Depuis décembre, il a arrêté de jouer. Pour les nouveaux, il conseille de se faire un budget et de le respecter.  

Son expérience lui permet de témoigner ouvertement des dangers de la collection. «Je sais qu’il y a d’autres personnes qui sont comme moi. Il y en a qui se sont ouvert des casiers postaux pour que leurs femmes ne sachent pas qu’ils ont acheté des cartes», affirme-t-il. 

Patrick Régnier, 46 ans, est aussi un collectionneur de cartes de hockey. Il y a cinq ans, ce dernier se remémore avoir trouvé une carte du gardien Carey Price d’une valeur de 150$ alors qu’il était dans son année recrue. 

«Je me suis rendu compte qu’on pouvait ‘’faire de l’argent’’ avec les cartes qui dormaient dans mon stock», raconte-t-il. 

«L’impulsivité» et «les mauvaises décisions» l’ont incité à acheter de plus en plus, lui qui souhaitait retrouver des cartes uniques dans ses paquets achetés. Même s’il en vendait, il achetait beaucoup plus, ce qui a rempli rapidement sa carte de crédit. À un tel point qu’il dépensait jusqu’à 1000$ par semaine dans sa collection. Cela l’a mené, en partie, à faire une proposition au consommateur, un arrangement fait à ses créanciers afin de régler ses dettes.  

Popularité influencée par la pandémie    

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Avec la pandémie, des tonnes de personnalités publiques tels Gary Vaynerchuk, Logan Paul, ou même Olivier Primeau collectionnent des cartes de sport et incitent leurs abonnés à faire de même. 

Patrick a remarqué cette nouvelle popularité. Motivés par la somme de leur Prestation canadienne d’urgence (PCU), de nombreux jeunes ont embarqué dans cette frénésie, estime-t-il. «La première grosse gaffe, c’est de se dire qu’il y a de l’argent à faire avec ça», dit-il. 

Depuis quelques temps, Patrick n’est plus dans la même idéologie et a cessé d’acheter de manière compulsive. Après une longue pause le temps d’économiser, il n’achète plus autant de cartes et n’est plus en quête de profit. «Je ne cours plus après les hits. J’achète seulement des cartes qui me rappellent quelqu’un ou des souvenirs», raconte-t-il. 

Il a d’ailleurs démarré une page Facebook nommée Hobby One, où il tente «d’éduquer» les membres et de leur donner le gout de collectionner les cartes sans s'enrichir. 

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