[EN IMAGES] #ParleATesBoys pour contrer la violence faite aux femmes | 24 heures
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[EN IMAGES] #ParleATesBoys pour contrer la violence faite aux femmes

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MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les tragiques évènements lors desquels sept femmes ont perdu la vie depuis le début de l'année au Québec ont tous un dénominateur commun: les assassins sont des hommes. La tendance a alerté un groupe d’hommes qui s’est rassemblé samedi pour dénoncer la violence faite aux femmes en encourageant l’ouverture de la discussion entre hommes par le mot-clic #ParleATesBoys.

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«Les meurtres de ces femmes ont tous un dénominateur commun, des hommes sont les auteurs de ces crimes. Je pense qu’on serait hypocrites de ne pas le dénoncer», a dit au micro ouvert l’un des organisateurs, Thierry Lindor. Une soixantaine d’hommes et de femmes ont pris part à ce rassemblement à la station de métro Angrignon à Montréal.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les récents féminicides ont touché beaucoup de ces hommes qui veulent conscientiser à leur tour leurs amis et leurs proches. «La première phase, c’est parle à tes "boys", c’est d’amorcer la conversation, de demander s’il a entendu parler des féminicides, qu’est-ce qu’il en pense», propose Will Prosper, aussi organisateur.

Will Prosper.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Will Prosper.

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La masculinité toxique empêche d’avancer

La masculinité toxique, ce concept de la virilité à tout prix refusant d’écouter ses sentiments, prend encore trop de place dans la société, croit Samuel Pignedoli, présent samedi en tant qu’allié. «Je trouve que la masculinité est ancrée dans des archétypes sociaux qui empêchent des hommes de s’exprimer, de s’ouvrir aux autres, de se rapprocher de leur côté plus émotif et de leur ressenti. C’est sûr que ça crée plus de colère explosive qui peut générer des drames comme ceux-là», explique-t-il en espérant redéfinir la notion de masculinité.

Samuel Pignedoli.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Samuel Pignedoli.

Jihee Shin et Benjamin Étienne sont investis dans la cause et vont fréquemment partager des articles, ouvrir la discussion avec leurs amis et intervenir quand ils sont témoins d’un geste déplacé.

«Certaines personnes n’ont pas eu de relation avec des femmes outre qu’amoureuses, ça crée beaucoup de problèmes parce qu’elles ne comprennent pas le sexe opposé», lance Mme Shin.

Jihee Shin.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Jihee Shin.

La prochaine génération leur semble aussi très sensible aux principes d’égalité des sexes. «Je marchais dans le quartier et j’ai entendu des jeunes, environ 12 ans, et ils avaient fait une blague sur l’hétéronormativité. Ça m’a saisi!» s’est exclamé M. Étienne.

Benjamin Étienne.

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Benjamin Étienne.

Grandir dans un milieu difficile

Parmi les sept femmes tuées, quatre sont des femmes racisées. Les oppressions qui stigmatisent les communautés culturelles minoritaires ont des répercussions négatives dans bien des foyers, croit Fabrice Vil. «En contexte de pandémie, il y a plusieurs personnes en situation de crise et beaucoup d’hommes noirs se sont suicidés dernièrement. Ça ouvre la porte par rapport à la souffrance que les personnes vivent. On ne peut pas penser que tout ce qui se passe et qui affecte la communauté noire depuis des mois n’a pas d’impact sur ce qui se passe dans leur vie personnelle», dit-il penaud.

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