Jeux vidéo : viser la carrière de pro sans tout risquer, c'est possible | 24 heures
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Jeux vidéo : viser la carrière de pro sans tout risquer, c'est possible

Mathieu Dufour-Desbiens
Courtoisie

Mathieu Dufour-Desbiens

Le domaine du eSport prend de plus en plus d’ampleur au Québec : une première équipe professionnelle (nommée Mirage) jouera dans une ligue nord-américaine. Le nombre de gens qui jouent «sérieusement» se multiplie, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne font que ça, nous assure un joueur montréalais.   

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Quand on pense à des joueurs professionnels de jeux vidéo, on a souvent tendance à imaginer quelqu’un qui n’a pas une très grosse vie sociale. Mais c’est faux : c’est possible de balancer sa passion avec sa vie personnelle, affirme Mathieu Dufour-Desbiens.   

Celui-ci est connu sous le pseudonyme AfterMath et membre de l’équipe « Gros Gars », qui a gagné le tournoi du jeu Valorant au LAN ETS de 2021.  

À part ça, il a une vie normale : Mathieu a fait un DEP en soutien informatique et travaille dans une compagnie de finance.  

Il affirme que sa carrière de joueur ne pose pas de problème dans sa vie courante ni dans sa vie sociale. Après tout, s’il ne réussit pas à vivre du jeu vidéo, il est loin de se retrouver les mains vides avec son emploi en informatique. «Mon entourage, les jeux vidéo ça ne les dérange pas vraiment, parce que j’ai été capable de bien gérer mon temps. [...] En dehors du gaming, j’ai quand même une carrière professionnelle», dit-il.

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Beaucoup de temps de pratique

Mathieu avoue quand même qu’il faut beaucoup de temps et de pratique pour atteindre un niveau de compétition. Il n’hésite pas à comparer son entraînement à celui des athlètes de haut niveau.  

«C’est la même chose. Tu ne t’entraines pas juste au jeu, tu entraines aussi ton corps pour pas que tu développes de mauvaises choses. Faut quand même que tu sois en forme pour les tournois, faut que tu sois en santé, toutes ces choses-là.» 

Il affirme que s’il doit faire des concessions dans sa vie, ce sera seulement quand la compétition deviendra pour lui un emploi à temps plein.  

Plus qu’un passe-temps depuis longtemps

Le jeu vidéo, c’est considéré par une grande majorité de personnes comme un simple passe-temps. Mais devenir célèbre et gagner sa vie en jouant aux jeux vidéo, c’est possible, et ça n’est pas si récent! 

Déjà dans les années 80, des joueurs comme Billy Mitchell étaient connus pour avoir fait les meilleurs scores sur les jeux d’arcade comme Pac-Man ou Donkey Kong. De nos jours, ce qui domine, ce sont les jeux compétitifs et l’eSport. 

AFP

La véritable expansion de ce domaine n’est arrivée qu’avec la popularité du jeu en ligne et des plateformes de streaming comme Twitch.  

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Au tout début, les tournois se faisaient avec seulement un petit groupe de participants dans des endroits assez restreints. Mais leur popularité a fait en sorte que ces évènements deviennent de plus en plus imposants. 

Parmi les tournois célèbres, il y a EVO, à Los Angeles, consacré aux jeux de combat; le Dreamhack à Stockholm et Montréal, soit le plus grand festival de jeux électroniques au monde, ainsi que plusieurs ligues consacrées à un jeu précis.  

Parmi les joueurs les plus célèbres actuellement, on compte le Sud-Coréen Lee «Faker» Sang-hyeog sur League of Legends, le Français Corentin «Gotaga» Houssein sur Call of Duty ainsi que la Française Marie-Laure «Kayane» Norindr, spécialiste des jeux de combat.  

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